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Capucine Ohana Photo DR
Capucine Ohana / Photo DR
Culture

Capucine Ohana : à peine 13 ans et déjà deux romans dans sa bibliographie

Dans une semaine, le 2 mars, va sortir "L'étoile de nos possibles" le second roman jeunesse de Capucine Ohana, moins de 9 mois, après la parution de "London Crime : L’Affaire Hawkins" son premier ouvrage. Deux livres parus en moins d'un an cela n'a rien d'exceptionnel dans le monde de l'édition sauf que l'auteure n'a que... 13 ans.

Capucine Ohana répond parfaitement à la définition d’enfant prodige. À peine savait-elle former des lettres et composer des phrases qu’elle ressentait déjà le besoin d’écrire. « Dès le CP, j’ai eu envie de raconter des histoires », se souvient-elle. « J’ai commencé à écrire des récits courts sur des papillons magiques. J’avais besoin d’extérioriser, et mes histoires appartenaient au genre fantastique, avec des animaux qui entraient en interaction avec les humains. »
Si les dieux de la littérature existent, sans doute se sont-ils penchés sur son berceau ; mais c’est plutôt du côté de l’environnement familial qu’il faut chercher les raisons d’une telle précocité. Dans cette famille qui a fui la chaleur estivale de Manosque pour la fraîcheur de l’Auvergne, les parents sont de grands lecteurs. La maman était enseignante et une grand-mère écrit des contes, dont certains ont même été publiés. « J’aime les contes… tous les contes. Ceux de ma grand-mère, mais aussi les classiques comme Le Petit Chaperon rouge », explique l’adolescente, également lectrice d’auteurs comme Pierre Bottero ou Cathy Cassidy, qui l’ont orientée vers la littérature jeunesse.

À 13 ans, Capucine Ohana a déjà publié un premier roman en juin 2025 ; son second L’étoile de nos possibles, histoire de deux ados de 16 ans qui s’enfuient d’un orphelinat pour retrouver leur père de cœur, est annoncé pour le 2 mars prochain.

L’aventure de l’édition

London Crime : L’Affaire Hawkins, son premier roman, est un polar qui mêle aventure, amitié, humour et premières amours.  Ce récit de 140 pages a demandé cinq mois d’écriture et trois mois de relecture. L’idée initiale n’était pas de le publier, mais Capucine Ohana a été encouragée par l’infirmière de son collège qui, après l’avoir lu, lui a suggéré de le présenter à un éditeur. Un seul manuscrit a été envoyé à une maison d’édition, Les 3 Colonnes, qui a répondu positivement, séduite par la diversité des personnages et l’humour du texte. Quelques appels téléphoniques et des allers-retours pour corriger des “bricoles” plus tard, l’ouvrage se retrouvait distribué par le géant Hachette en librairie.

Mais avant cela, il a fallu trouver un financement. Si la maison Les 3 Colonnes édite, elle laisse à la charge des auteurs les frais de lancement des projets. Une cagnotte en ligne sur Ulule a permis de rassembler 2 500 euros pour fabriquer 300 exemplaires. Pour son second roman, la jeune auteure a changé son fusil d’épaule et s’est cette fois tournée vers l’autoédition, afin de publier un « pavé » de 340 pages.

La vie ordinaire d’une collégienne

Capucine Ohana le confie : elle ignore combien d’exemplaires ont été vendus à ce jour. « Je n’écris pas pour les chiffres ou les revenus, car je suis logée chez papa et maman. Écrire doit rester un loisir et un plaisir».  Elle n’envisage d’ailleurs pas de devenir écrivain à temps plein. « Je suis seulement en 4e et, plus tard, j’aimerais travailler dans le secteur de la pédopsychiatrie », précise-t-elle.
Sa vie se déroule normalement pour une adolescente. Au collège, ses camarades sont plutôt bienveillants et peu jaloux de ses bonnes notes, portées par sa maîtrise de la langue française. Lorsqu’elle n’est pas en cours et qu’elle n’écrit pas — une activité qu’elle pratique essentiellement le week-end —, elle fait de la danse et joue de la trompette dans la banda de son village de 900 habitants.

À la maison, pas de régime de faveur non plus pour la petite dernière, qui reste toutefois très soutenue dans son entreprise. « Mon frère dessine et a réalisé la couverture de London Crime, mais il ne l’a pas lu, et c’est ma mère qui gère mon site web et mes pages Faceboook et Instagram. » Il convient de préciser que les parents de Capucine protègent leur progéniture des réseaux sociaux. Cela ne fait pas d’elle une personne frustrée ou décalée pour autant : « Je n’ai pas besoin d’aller sur le web, je suis au courant de tout par mes copains », précise la prometteuse auteure qui trouve son équilibre dans le cercle familial. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard qu’elle a choisi le pseudonyme “Ohana” pour signer ses livres : en hawaïen, cela signifie “famille”.

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À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

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