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Charles et Mélina Moncouyoux sillonnent l'Auvergne avec leur Bus 26.
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Le Bus 26 roule vers le succès

A partir du 24 mai, le Bus 26 se posera à Malauzat, jusqu’à la mi-juin. A chaque fois, le bus reste 3 semaines environ dans un lieu pour accueillir les clients. Des passagers très patients puisque le restaurant itinérant est complet depuis janvier.

Nous ne comprenons pas ce qui nous arrive :  il y a 3 ans, nous avions 2 mois d’avance pour réserver. Là, nous ouvrons les réservations le 20 décembre, et c’est complet en 2/3 semaines. La liste d’attente est interminable et nous espérons ne pas faire de frustrés” explique Charles Moncoyoux.

26 clients par service

Le jeune chef du Bus 26 reste surpris du succès de son restaurant itinérant. L’aventure a démarré il y a 3 ans avec son épouse Mélina. A l’époque, ils voulaient créer leur restaurant sur un bateau, sur l’Allier. Puis l’idée a évolué et le projet de bus est né. Charles Moncouyoux raconte : “C’est un bus de tourisme avant tout qui disposait de 75 places, sur deux étages. On a complètement fait désosser le bus, couper le toit, nous l’avons surélevé de 20 m, du coup, je ne passe pas sous tous les ponts. On a procédé à l’aménagement intérieur, de la cuisine, avec les normes à respecter, et en pensant au confort de notre clientèle”. Désormais le bus peut accueillir  26 convives et sillonne l’Auvergne. Ce que le grand public ignore, c’est que Bus 26 arrive tous les matins et repart tous les soirs. En effet, il dispose d’une réserve d’eau propre, se ravitaille en marchandise fraîche et doit rentrer au local de Châtel-Guyon pour des raisons d’assurance. “J’ai la chance de travailler avec Aurélie, ma mini-chef. Elle prépare tous les fond de sauce, les écaillages de poissons, et toutes les préparations préliminaires. 60% de la cuisine est conçue au local technique, le reste au Bus 26” confie le chef.

Un projet à 490 000 euros

Dans la salle, une maxime est écrite sur les murs et donne le ton : “Les plus beaux souvenirs se créent autour d’une table”. Pour Charles, cette citation résume son envie d’être cuisinier. Il explique : “Mes parents étaient commerçants et travaillaient beaucoup. Les moments les plus doux, beaux, conviviaux, joyeux, marquants étaient autour d’une table. C’est vraiment le plus beau des endroits pour se retrouver entre amis, amoureux et collègues”. Lui qui est passé par les maisons Marcon et Brun, en Haute-Loire, avoue que ses journées de travail dépassent souvent les 18 heures. De gros sacrifices réalisés pour viser l’excellence et rembourser un crédit important : “On aimerait embaucher mais on a un gros crédit. C’est un projet à 490 000 euros. On commence tout juste à en vivre avec Mélina, et cette année on va s’autoriser à se verser un salaire”. Désormais Charles et Mélina souhaitent pérenniser leur entreprise, répondre aux attentes des clients mais ont des déjà d’autres projets en tête : “nous ne voulons pas dire tout de suite au revoir au Bus 26. Forcément, nous laisserons ce bijou à quelqu’un d’autre, mais pas encore”.

 

Le Bus 26- complet jusqu’en décembre; tél:06 38 52 60 19.
Standard ouvert du lundi au vendredi de 9h à 18h.

À propos de l'auteur

Catherine Lopes

Catherine Lopes

Journaliste diplômée de l’Ecole de Journalisme et de Communication de Marseille, Catherine arrive en Auvergne en 2006 et fait ses armes sur Clermont Première. Après plusieurs années de collaboration,  elle découvre ensuite le monde de la pige et travaille pour plusieurs sociétés de production. Elle écrit aussi pour le web et fait de la radio. Véritable touche à tout, Catherine aime avant tout raconter des histoires.

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