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Photo Jerôme Lescure.
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Bonne année 2018 ? Pas si sûr…

On peut bien énoncer une litanie de souhaits pour cette année, en ce qui concerne la condition animale, cela participerait davantage de la méthode Coué que d’une raisonnable attente. Car, pas plus que 2017, 2018 ne promet de s’avérer une année de rêve pour les animaux, quels qu’ils soient. 

Champagne !

Chats, chiens, vaches, cochons, couvées, et tous les autres (bien entendu cette liste non exhaustive n’exclut personne, ni à poils ni à plumes ou à écailles, ni sur la terre ni dans la mer ou dans le ciel !) n’ont sans doute grand-chose à attendre des grands et des moins grands de ce monde… Quant aux petits que nous sommes, ils font (pas tous) ce qu’ils peuvent, mais c’est très largement insuffisant.

Comme dirait le regretté Audiard, ce n’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule. Et ce n’est pas parce que nous sommes réduits à une quasi-impuissance qu’il nous faut nous priver de dénoncer ce qui nous apparaît comme autant de signes de régression absolue, d’inhumanité patente et de mauvaise foi criminelle.

J’entends un responsable de parti, parlementaire de surcroît, s’épancher sur la cruauté de la pêche électrique. Inutile de préciser que je partage sa vision des choses, mais, alors, pourquoi cet illustre personnage ne s’est-il jamais résolu à se prononcer contre la corrida, bottant en touche à chaque fois que la question lui était posée ? Il y a là quelque énigme soulignée par Thierry Hély, le président de la FLAC, qui offrait même une bouteille de champagne (à boire avec modération, bien sûr) à qui lui donnerait une réponse crédible. 

Le massacre continue !

Mais on n’en est pas à une contradiction près. En la matière, la frilosité des politiques effraie. Et pendant ce temps, le grand massacre et les tortures continuent.

Je ne parle même pas des pratiques ignobles de la chasse de loisir, des élevages monstrueux, des « dérapages » dans les abattoirs (il n’est déjà pas facile de mourir, si en plus on torture…), du traitement réservé aux animaux utilisés par la « science »… Si l’on en croit le nombre d’appels reçus quotidiennement par les associations débordées, de la part de particuliers désemparés qui assistent, sans pouvoir intervenir, à des maltraitances ordinaires (maltraitance, le mot est faible) sur des animaux domestiques, chiens, chats, NAC et autres et aussi équidés, ovins et bovins, la situation, loin de s’arranger, se dégrade de plus en plus.

Indifférence, voire malveillance, inertie, ignorance, stupidité, archaïsme, sont à l’origine de toutes ces horreurs. Tout ce qui est décidé en haut lieu augure bien mal de ce qu’il va advenir pour les peuples animaux.

Mobilisons-nous : il est à craindre que rien n’arrivera que nous n’aurons nous-mêmes provoqué…

À propos de l'auteur

Josée Barnérias

Josée Barnérias

A toujours été au plus près de la cause animale. En septembre 2010, a fondé La Griffe, association d'information et d'intervention pour les animaux. Aujourd'hui encore, elle en est la présidente. A travaillé pendant trente années dans la Presse quotidienne régionale. Elle vit à Clermont-Ferrand.

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