Un bassin d’orage est un ouvrage destiné à stocker provisoirement le surplus d’eau par temps de pluie pour éviter les inondations. Carine Bernard, technicienne eaux pluviales et assainissement non collectif à la Direction cycle de l’eau à Clermont Auvergne Métropole, apporte des précisions : « Ça peut être un ouvrage situé le long ou à proximité d’un cours d’eau ou proche d’un réseau d’eau pluviale. Le bassin d’orage de Saint-Jacques est situé à côté d’un gros tuyau collecteur qui récupère l’eau de pluie. Quand il pleut trop, le trop-plein se déverse dans le stade qui stocke temporairement le surplus. »
Une cuvette
Le tuyau arrive avenue de l’Europe qui vient de Beaumont (entre le stade et le magasin Carrefour) pour bifurquer avenue Léon Blum au niveau du rond-point, à côté du supermarché, pour se diriger ensuite sur le boulevard Bingen. Ce gros collecteur traverse Beaumont et récupère une partie des eaux pluviales de Saint- Jacques. « À proximité du rond-point, à l’angle du bassin, on trouve un déversoir d’orage. En temps normal, l’eau circule dans le tuyau et quand il pleut trop, au-delà d’un certain niveau, ce qui déborde est redirigé vers le bassin. Le stade préexistait.
Afin de créer une cuvette pour retenir les eaux de pluie, il a fallu décaisser le terrain. C’est un site ouvert au public, par conséquent, en cas d’orage, il doit être évacué. » Tout cet équipement n’est pas visible, tout étant enterré. Sous les tribunes du stade, se trouve toute une ingénierie, avec un bassin de décantation et un canal de dérivation dans lequel le trop-plein va se déverser et, ensuite, le surplus se déverse sur le terrain lui-même. La plus grosse pluie enregistrée remonte au 6 août 2013. « Il y avait un mètre d’eau. C’est le maximum relevé depuis que ce bassin est équipé d’appareils de mesure. C’est un mètre d’eau au niveau de la mesure, pas un mètre d’eau dans le stade. »
Capacité de 15 000 m 3
Tous les quartiers ne sont pas nécessairement équipés d’un bassin d’orage. Sur l’agglomération, on en trouve à proximité des cours d’eau (L’Auzon, La Tiretaine, Le Bec, La Gazelle, L’Artière, Le Bédat et le Rif). « Celui de Saint-Jacques est un peu particulier dans la mesure où il se trouve sur un réseau et non pas sur un cours d’eau. Dans les lotissements ou dans les zones industrielles, on a d’autres types de bassins, plus petits. On a une dizaine de grosses pièces sur la cinquantaine que compte l’agglo. » Celui de Saint-Jacques peut contenir jusqu’à 15 000 m 3 d’eau. Ces équipements ne sont pas tous situés sur des points bas comme à Saint-Jacques. On en trouve en amont comme celui du Pourliat sur l’Artière, au rond-point entre Aubière et Beaumont, il est placé là pour protéger l’aval. « Plus on retient l’eau en amont, plus on évite les inondations en aval. L’objectif du bassin de Saint-Jacques est le même : éviter des débordements et des inondations en aval. » Après une année 2024 particulièrement bien arrosée, on est rassurés quant à la capacité de nos infrastructures à absorber les extravagances météorologiques.
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