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L'Essentiel
Élite 1 : Vincent Fargeas : Un groupe qui a su répondre
Au terme d’une saison qui a vu les filles de l’ASM Rugby Féminin, s’incliner en demi-finale chez les Championnes de France, les Lionnes du Stade Bordelais, le technicien Clermontois est revenu pour nous sur cette saison intense, mais qui laisse un petit goût d’inachevé. « Nous sommes encore très déçus que notre histoire se soit terminée comme cela, en demi-finale, surtout après la première période que nous avons livré à Bordeaux », déclare Vincent Fargeas. « Même si nous sommes présents dans le carré final, il y a cette sensation que des petits détails ont altéré notre régularité. Mais n’oublions pas d’où nous venons. Nous avons eu peu de recrues en capacité de nous apporter de la profondeur d’effectif. C’est une année de préparation à la Coupe du Monde, où nous perdons Laetitia Royer internationale Canadienne, notre fer de lance en seconde ligne, sans oublier Gaia Maris, internationale Italienne, en fin d’année 2024 », précise-t-il. Malgré tous ces aléas, le groupe a su faire front, avec ses éléments clés que sont Morgan Shelford, Léa Gabriagues, Elise Pignot, Jessy Trémoulière, Solène Gaucher, Mathilde Lazarko, Salomé Perraudin, Francesca Sgorbini, Mouna Touré, Manon Ghuerrit, Lina Tuy, Ophélie Gincourt, Camille Raoux, Margaux Franc, Calista Grégoire, Zoé Tixier, Clarisse Augusto, Marion Husson, pour ne citer qu’elles. Nous n’oublierons pas non plus Losa Fiafialoto, internationale à 7, mais qui s’est blessée gravement à un genou en mai dernier à Blagnac. « Il y a eu aussi de belles révélations comme Agathe Fournié, Anaïs Grando, Ghislaine Ben Malem, Ophélie Nourisson et Lauren Layrolle. Il faut également saluer les joueuses qui mettent un terme à leur carrière comme Amélie Roux et Toka Natua », mentionne Vincent Fargeas qui met en avant l’importance du travail de l’ASM Rugby féminin qui permet à certaines joueuses de commencer à goûter à quelques feuilles de matchs en Élite 1.
Réserve Élite 1 : « Continuer à faire émerger des jeunes joueuses »
Dans l’antichambre de l’équipe Élite 1, les filles de la Réserve Élite 1, ont réalisé une très belle saison, échouant en finale du championnat de France, face à de solides Grenobloises. (22/10) « En tant que compétiteur, je suis forcément déçu de ne pas avoir validé tout ce travail entrepris depuis le début de saison par un nouveau titre. Déçu également pour ceux et celles qui nous quittent à la fin de cette saison. Nous sommes passés à côté de notre finale. Cela n’enlève en rien l’implication des joueuses qui ont adhéré au projet sportif, tant par la performance, que par l’exigence, » souligne Greg Gonzalvo, coentraineur de cette jeune formation, qui se dit très satisfait du travail de son très jeune groupe, renouvelé à plus de 80 %, en début de saison. Une formation bien accompagnée par ses 2 capitaines en alternance, Marie Kill et Lilou Barbarin, excellentes joueuses, très aguerries à ce rugby de haut niveau. « Nous sommes aussi-là pour transmettre et véhiculer les valeurs du club », aiment-elles à rappeler. Un collectif qui a su prendre confiance en lui au fil des rencontres où se sont dégagées plusieurs individualités, comme Elia Brouat (meilleure marqueuse de ce championnat), Camille Meguerba, Lauren Layrolles, Julie Del Corral, Hortense Raynal, Clémence Doumergue, Lola Leder, Olivia Rose Gontineac, sans oublier la très discrète mais impériale dans les tâches obscures : Loriane Gorge. « D’autres filles ont goûté à quelques matchs en Élite 1, comme Alice Grandhomme, Mathilde Roy, Fanette Leroy, Julie De Mas, Anaïs Lagrange, pour ne citer qu’elles; c’est dire la qualité de notre effectif. Cela s’inscrit également dans la continuité de notre travail avec le groupe élargi », poursuit le technicien. Pour l’exercice 2025/2026, le staff compte bien continuer ce travail pertinent entrepris depuis l’année dernière et permettre l’émergence de jeunes joueuses au sein d’un collectif bien soudé. Une formation qui va bénéficier de l’arrivée de 16 recrues. De quoi venir étoffer un groupe très jeune et déjà très solide.
Élise Pignot : Coach et coentraîneur des U18 et des U15
Ce jeune groupe, qui travaille fort au quotidien, en plus des études, a réalisé une belle saison, ponctué de matchs avec des contenus solides, et qui auraient mérité de basculer en sa faveur, lors de certaines rencontres. « Globalement, c’est mieux que l’année dernière, où nous avons terminé par un match de maintien en Élite. Nous avons en plus accédé au 8e de finale. Nous avons été sorties par une équipe qui a échoué de peu en demi-finale. Nous avons connu un début de saison assez difficile, car avec les nombreux changements dus à cette catégorie, il a fallu trouver les repères nécessaires pour avancer », précise la trois-quarts centre internationale. Avec un match déclic face au Lou, leader de la poule, à domicile, cette formation a su répondre aux attentes d’Elise Pignot et Brian Oukaci, 2 formateurs dans l’âme. « Le groupe a été attentif à nos demandes. Les filles s’entraînent 3 fois par semaine, et il faut une logistique particulière pour arriver à s’organiser. Nous attendons avec impatience de rejoindre le projet One ASM, pour faciliter notre travail et mettre les filles dans les meilleures conditions pour performer », souligne Élise Pignot. Un collectif de 30 à 35 joueuses où ont brillé des filles comme Eva Mas, Anne-Marie Sock, Alix Chambon, Ilayda Kocer et Chloè Legoueix, et d’autres bien sûr, efficientes dans les tâches obscures et essentielles. « L’idée pour l’année prochaine est de continuer ce travail de formation, d’accompagner les filles pour qu’elles s’épanouissent dans leur rugby, mais aussi dans leurs études. Nous essayons d’avoir des relais communs concernant notre projet de jeu avec le staff senior. Vincen Fargeas nous apporte tout son savoir-faire sur le volet formation, et Fabrice Ribeyrolles est présent lui à quelques uns de nos matchs », poursuit la technicienne. Même but dans la catégorie de rugby à X développement en entente avec Issoire et Montaigut Besse qui s’est confrontée à de belles formations régionales. « C’est la deuxième année pour nous, et cela nous semblait important de continuer ce projet pour permettre à différentes joueuses de s’initier au rugby, et à d’autres de performer pour rejoindre l’équipe à XV. En tous les cas, cette entente se passe bien ; ce groupe vit plutôt bien, et ne demande qu’à progresser », conclut Élise Pignot.












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