Côté supporters, le moral n’est pas au beau fixe pour la suite du championnat, qui s’annonce plus que délicate pour les hommes de Christophe Urios, au sein d’un staff en pleine mutation. Mais au final, les Clermontois l’emportent 37 à 30 et mettent un terme à quatre défaites d’affilée
L’ASM et sa Yellow Army
Juste avant de se plonger dans le cœur du match entre le Racing et l’ASM Clermont Auvergne, devant plus de 17 000 spectateurs, la rédaction de 7 Jours à Clermont est allée à la rencontre de quelques supporters et supportrices. Nous avons même croisé les forces de l’au-delà, assises dans les tribunes, supposées amener ce supplément d’âme à nos Jaunards. Sympathy for the Devil, comme le chantent encore les Rolling Stones à plus de 80 ans.
Pour Marie, venue de la région de Courpière avec des amis et de la famille, c’est l’occasion de se retrouver dans un endroit plaisant et festif : « Nous venons ici pour l’ambiance ; nous avons fait venir nos copains de Franche-Comté ». D’autres supporters préfèrent rester dans le silence, déçus des prestations affichées par les joueurs du sorcier audois, Christophe Urios. Par contre, pour Arnaud, qui n’est plus abonné depuis le Covid, la confiance est totale : « Pas d’autre choix que la victoire cette année. Nous avons trop de blessés à l’image de Selevasio Tolofua, notre meilleur troisième ligne l’année dernière et qui n’a pas encore fait un match avec nous. Il faut être solide du début à la fin », martèle Arnaud.
Clermont entreprenant
Si les premières minutes sont à l’avantage du Racing qui prend les devants grâce à deux pénalités d’Antoine Gibert, les Clermontois montrent du caractère pour inscrire deux essais par Kylan Hamdaoui, suite à un superbe mouvement au large, et par Pita Gus Sowakula, tout en force. Ils en inscrivent même un autre par Yarim Fall, finalement refusé pour une position de hors-jeu.
Le Racing laisse passer un peu l’orage et revient dans le match grâce à une réalisation de Selestino Ravutaumada. Les hommes de Patrice Collazo finissent même la première période à quinze contre quatorze, suite à un carton jaune attribué à Kevin Noah. Clermont bénéficie d’une belle opportunité un peu avant la pause, mais la pénalité, pourtant idéalement placée pour Harry Plummer, passe à côté.
Le Racing n’abdique pas
Les Clermontois, en infériorité numérique, entament bien cette seconde période et obtiennent une pénalité suite à une bonne récupération de Killian Tixeront (20/13). Le Racing réagit bien et obtient une pénaltouche à cinq mètres de la ligne. L’ASM enchaîne les fautes et se fait punir par un essai en force transformé (20/20).
Clermont réagit dans la foulée par un superbe « un-deux » entre Kylan Hamdaoui et Joris Jurand, mais l’action échoue à cinq mètres de la ligne de touche. Clermont pousse, mais se trouve trop et sévèrement pénalisé, avant de se récompenser par un essai du tout jeune Nohem El Zahouany, transformé par Harry Plummer (27/20).
L’ASM au bout du suspense
C’est un véritable chassé-croisé puisque le Racing revient tout de suite par l’intermédiaire de Wame Naituvu, transformé par Antoine Gibert (27/27). Clermont n’abdique pas et Joris Jurand file entre les postes, mais l’essai est refusé pour un en-avant après visionnage de la vidéo.
La fin de match est tendue, les Franciliens accumulent les fautes sans prendre de cartons. Heureusement, Barnabé Massa marque un nouvel essai sur un ballon porté, transformé par Harry Plummer à 13 minutes du terme (34/27). Mais le Racing a cette capacité de rester dans le match avec une nouvelle pénalité réussie par Ugo Seunes (34/30). Nouvelle pénalité d’Harry Plummer (37/30). Une pénaltouche vient semer le doute dans les rangs jaune et bleu, mais le contre est efficace côté clermontois et l’équipe s’impose au terme d’un superbe combat.











Commenter