À la demande de Michel Ocelot, lorsque l’on parlera désormais du festival Animade in France, il faudra bien utiliser l’accent français mAde et non meid. Après tout, la présence du papa de Kirikou pour l’ouverture de la seconde édition de ce festival clermontois, était un tel événement que l’on peut bien lui accorder cette coquetterie. Mais la présence de Michel Ocelot qui était certes, un véritable événement, ne doit pas occulter la présence des autres invités et du public dont la fréquentation a grimpé de 25% en comparaison de la première édition de 2024.
7 Jours à Clermont, partenaire d’Animade in France, a rencontré l’équipe d’organisation à l’issue de la dernière projection pour un premier bilan :
Beaucoup d’amour pour Éloïse Garrido, présidente de Geek’n Dôme, association organisatrice
« Animade… comme tapenade ! beaucoup d’émotion pour ce festival avec de grands moments, que ce soit le weekend avec Michel Ocelot durant lequel on a senti beaucoup d’émotion de la part du public. Il y avait beaucoup de jeunes de la génération 90 qui ont grandi avec ses films et qui sont probablement les premiers films qu’ils ont vu au cinéma. Il y a eu énormément de témoignages, beaucoup d’amour pour les films de Michel Ocelot et après cela a continué durant la semaine avec, par exemple, l’anniversaire de la suite Samuel, un beau moment de communion avec le public. Donc, je retiens de cette édition beaucoup d’amour pour ces œuvres qui ont marqué l’enfance de beaucoup de personnes.
Avant le festival, quand on a posé les affiches, on a constaté encore de la résistance et on entend l’animation c’est pour les enfants… en fait non, on l’a vu avec Le sommet des dieux, un enfant de 5 ans ne le regardera pas plus de 5 minutes. On a eu des retours de gens qui ont fait pratiquement toutes les séances, des passionnés, on a montré des choses très variées et les gens sont finalement curieux ».
Jocelyn Dalle, trésorier : j’ai vraiment senti un changement y compris avec les invités
« La grosse différence sur la fréquentation, par rapport à l’année dernière, ce n’est pas tant, le nombre total de spectateurs mais plutôt que l’on a eu du monde sur quasiment toutes les séances. En moyenne, on double quasiment la fréquentation sur la majorité des séances et sur tous les styles. On a rempli les séances, ce que l’on avait pas forcement fait l’an dernier. Le gros changement c’est que l’on a maintenant un public qui nous suit, qui fait toutes les séances ou presque, qui s’intéresse à ce que l’on fait. J’ai vraiment senti un changement y compris avec les invités. J’ai le sentiment qu’avec la présence de Michel Ocelot, on a franchi un cap et on espère pour la suite avoir d’autres grands noms.
C’est toujours un plaisir de découvrir des films de renommée, divers en terme de sujets, de thèmes, d’ambiance, d’émotion, de style… et le fait de les voir ou de les découvrir sur un grand écran de cinéma, c’est quelque chose d’à part. J’ai envie de parler de la série Samuel que l’on a vu morcelée et sur petit écran. Pouvoir la regarder sur grand écran, avec un public qui communie à chaque moment, cela donne une saveur nouvelle à des œuvres. Ce qui fait la force de notre festival c’est que même si on connaît déjà parfaitement les œuvres, les voir dans une grande salle avec un public passionné, c’est une expérience totalement inédite ».
Sébastien Colasse, co-fondateur d’Animade in France : des moments rares et précieux
« On s’attendait à cette hausse, vue la programmation, la diversité et la qualité de nos intervenants pour cette seconde édition. On a eu des spectateurs de tous les profils, de tous les âges, on a eu aussi pas mal d’associations qui nous avaient contacté en amont pour nous dire qu’elles souhaitaient venir en groupe. Même le CIDFF (Centre d’Informations sur les Droits des Femmes et de la Famille) est venu alors qu’à l’origine ce n’était pas prévu. On a un certain engagement et on aime le partager. Du coup cela fait un mixe entre le public, les intervenants et les partenaires et marque une certaine confiance par rapport à la première édition. On a a pas encore conscience de ce que l’on a vécu pendant une semaine, des moments rares, précieux. Une fréquentation en hausse de 25% par rapport à l’an passé, c’est pour nous des points de marqués. On peut être contents de cette seconde édition mais on constate que ce qui fait la richesse de ce festival, c’est la rencontre qui donne un autre regard, avec des anecdotes, des infos sur les coulisses, tout ce que l’on ne sait pas… »











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