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Le MAN #33 de Patrice Lacouve / Photo 7 Jours à Clermont
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A bord du camion MAN #33 de Patrice Lacouve

Ce weekend sur le circuit de Charade, se déroule un Grand-Prix Camions comptant pour le Championnat de France. Les organisateurs ont invité la presse à découvrir la discipline en montant à bord de ces engins hors-norme.

Lorsque l’invitation est arrivée à la rédaction de 7 Jours à Clermont, j’ai eu un petit blocage lié à ma fibre écolo. Difficile de défendre les déplacements doux à longueur d’année et de basculer durant quelques heures du côté obscur, celui des particules fines émises par les gros moteurs diesel des camions de course. Finalement, j’ai décidé de ne pas être plus royaliste que le Roi et j’ai dit ok pour un baptême ; après tout, la dernière fois que je me suis retrouvé sur la piste du circuit auvergnat c’était à bord d’une voiture électrique.

Sacrées machines

Première impression les camions de courses en imposent. Même s’il sont beaucoup plus bas que ceux qui transportent les marchandises, ce sont de gros véhicules. Seconde découverte, ce ne sont pas des camions ordinaires transformés pour la compétition mais bel et bien des machines développées spécifiquement pour en découdre sur la piste avec moteurs surpuissants développant jusqu’à 1000 CV, châssis course, freins énormes refroidis à l’eau, poste de pilotage digne d’une voiture des 24 heures du Mans et une bride électronique pour empêcher que ces monstres ne dépassent les 160 km/h en piste. La plupart des camions engagés dans le championnat de France (ils sont 24 ce weekend pour le GP Camions à Charade) sont très récents et bien moins polluants que ceux de l’ancienne catégorie Super Truck qui crachaient noir en veux-tu en voilà. Me voilà rassuré sur la question carbone mais l’heure de monter à bord approche.

Comme sur un Grand 8

Autour de moi, certains journalistes se demandent s’ils ont bien fait de dire oui à ce baptême qui commence par la signature d’une décharge de responsabilité avec numéro à appeler en cas d’urgence… Me voilà casqué sur la zone de stand à attendre mon camion et mon pilote. Le MAN numéro 33 arrive avec à son volant Patrice Lacouve pilote expérimenté qui fait partie du Top 10 des meilleurs pilotes de la discipline. Une odeur de mécanique chaude flotte et un assistant me présente un tabouret pour m’aider à monter. « Attention de ne pas mettre tes pieds sur la carrosserie, elle est fragile » me dit-il. En effet elle est en fibre et je dois faire le grand écart pour poser ma basket sur l’arceau cage du poste de pilotage. Une poignée de main à Patrice et me voilà sanglé bien serré dans un siège baquet. Derrière moi le moteur turbo gronde et nous décollons pour une partie digne des meilleurs Grand 8. La sensation de poussée est phénoménale pour un véhicule aussi gros et l’on voit arriver les virages, de très haut et franchement vite. Heureusement les freins font très bien leur travail. Le pilote n’hésite pas à passer sur les vibreurs et à ressortir des virages en dérive. Je me demande comment nous restons sur la piste quand le « cul » prend la tangente. Grâce aux pneus slick, le MAN qui doit bien peser dans les 4 tonnes reprend le droit chemin en nous secouant sérieusement. Le moteur, lui n’en finit jamais de pousser. Je commence à apprécier mon rôle de copilote passif et savoure les figures acrobatiques de Patrice Lacouve qui décidément, maîtrise parfaitement bien son engin. Au bout de la ligne droite menant au fameux virage du pont, je jette un œil sur le compteur électronique et voit apparaître le chiffre de 160, la vitesse maxi autorisée. Pas raisonnable du tout mais tellement jouissif. Le second tour est bouclé et nous reprenons déjà la voie des stands. Terminus pour moi… Je remercie mon pilote, fais gaffe à la carrosserie en descendant et me voilà les deux pieds sur l’asphalte avec une curieuse sensation…Mon estomac fait des nœuds.

Pour tout savoir sur sur le GP Camions et les autres courses du weekend :
voir notre article du 03 septembre et www.charade.com  
et aussi : Championnat de France camions

À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

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