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Virginie Dupont / Photo 7 Jours à Clermont
Virginie Dupont / Photo 7 Jours à Clermont
Vie publique

Virginie Dupont, nouvelle rectrice d’académie, découvre l’Auvergne et ses attributions

Virginie Dupont vient de prendre ses fonctions de rectrice de l'Académie de Clermont. Après 30 ans passés à l'Université Bretagne Sud, elle entame une phase découverte de l'Auvergne mais aussi des nouvelles tâches qui lui incombent.

L'Essentiel

Virginie Dupont vient de devenir rectrice de l'Académie de Clermont après 30 ans à l'Université Bretagne Sud, où elle a occupé plusieurs postes clés, dont celui de présidente.

Elle souhaite valoriser les bacs technologiques et professionnels tout en œuvrant pour un meilleur engagement des jeunes filles vers les sciences, tout en restant attentive à la gestion des fonds publics et à l'enseignement privé.

Consciente des difficultés rencontrées par certains étudiants issus de filières professionnelles, elle prône des parcours adaptés pour faciliter leur transition vers l'enseignement supérieur.

Il y a quelques jours, Virginie Dupont s’est installée dans son nouveau bureau, au rectorat de Clermont avenue Vercingétorix, devenant ainsi la seconde femme recteur de l’Académie de Clermont, ou plutôt rectrice, un terme qu’elle préfère et qui montre son engagement pour l’égalité homme-femme et l’inclusion. La remplaçante de Karim Benmiloud, était, jusqu’à son arrivée à Clermont, présidente de l’Université Bretagne Sud. Elle est issue de la communauté scientifique, titulaire d’un doctorat de Chimie-Physique de l’Institut National Polytechnique de Lorraine ce qui lui confère un profil que certains qualifient  d’atypique  « Pas atypique parce que beaucoup de recteurs et rectrices sont issus de l’enseignement supérieur, mais peut-être une particularité en tant que femme scientifique » précise-t-elle.

La carrière de Virginie Dupont est essentiellement bretonne

Professeur de Chimie, Virginie Dupont a passé l’essentiel de sa carrière à Vannes dans le Morbihan. Recrutée en 1994 comme maître de conférence par la naissante UBS, Université Bretagne Sud, elle a occupé ensuite les fonctions de directrice-adjointe de la faculté des Sciences entre 2006 et 2008, avant de devenir Doyen de cette même faculté entre 2008 et 2012. Elle est devenue de 1ère vice-présidente en charge du conseil d’administration, des finances, des RH et du patrimoine, durant 2 mandats, avant d’être élue une première fois en 2020, présidente de la petite université, qui compte environ 10 000 étudiants. Virginie Dupont avait été réélue en juillet 2024 pour 4 ans supplémentaires, mais un coup de fil reçu, de Paris, à interrompu ce second mandat. Une proposition pour devenir rectrice ne passe généralement qu’une fois dans une carrière, alors elle a accepté, prête à s’installer dans une région qu’elle ne connaissait qu’à travers une randonnée de deux jours du côté de La Bourboule, effectuée avec une de ses filles, il y a longtemps.

La feuille de route gouvernementale

La nouvelle rectrice est donc aujourd’hui en phase de découverte à la fois du territoire mais aussi de ses nouvelles attributions. Karim Benmiloud lui a laissé une académie sans problème majeur. Elle sera cependant attentive à la bonne gestion de l’argent publique, aux évaluations des établissements et regardera avec attention ce qui se passe dans l’enseignement privé sous contrat. À la question de ce qui est inscrit sur sa feuille de route, la réponse est simple. « C’est la feuille de route la politique gouvernementale… mais j’ai des envies sur la valorisation des bacs technologiques, des bacs professionnels, de la réussite des jeunes tout au long de leur parcours et puis un plus grand engagement des jeunes filles vers les sciences. Mais il y a aussi un constat sur le manque d’ambition de certains jeunes, notamment sur les territoires ruraux. On va donc essayer de travailler pour leur donner de l’ambition, marche par marche, avec un bac pro, un bac techno, peut-être un BTS derrière.  Ensuite, ils pourront envisager de poursuivre des études plus longues ». Virginie Dupont a également constaté que, partout en France, de nombreux jeunes se déclarent éco anxieux, attentif à l’environnement et à l’avenir de leur planète mais qu’ils ne sont pas attirés par les formations sur ce thème, notamment les bacs technologiques et en particulier le STI2D*, très tourné vers le développement durable, une situation qu’elle aimerait bien voir changer.

Jeter des ponts entre le scolaire et le supérieur

En passant 30 ans au sein d’une université, la nouvelle rectrice a pu juger des difficultés que certains étudiants rencontrent lorsqu’ils entament leurs études supérieures  « J’ai pu me rendre de compte que les jeunes issus des filières professionnelles ou technologiques, arrivaient en licence générale en n’étant pas suffisamment armés et avaient de grandes difficultés. Ils pourraient envisager ces études, mais pas en passant directement par la licence générale. Il faudrait plutôt qu’ils passent par un DUT, ou un BTS, qui les mettrait sur une meilleure rampe de réussite ». L’ancienne présidente de l’UBS sera forcement à l’aise dans ses relations avec Mathias Bernard, président de l’UCA, ce qui permettra de jeter des ponts facilitant l’orientation des jeunes entre le scolaire et le supérieur.

*sciences et technologies de l’industrie et du développement durable

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À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

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