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L'Essentiel
Les employés d'Auchan ne bénéficieront pas d'une réembauche automatique mais pourront postuler avec une priorité d'embauche, bien que le besoin en personnel reste incertain.
La droite clermontoise s'inquiète de l'implantation d'Hmarket, arguant que l'offre alimentaire limitée à la viande halal pourrait renforcer des logiques communautaires dans le quartier.
Considéré jusqu’alors comme une rumeur, la reprise de l’hypermarché clermontois Auchan Nord par l’enseigne Hmarket est « officielle » selon nos confrères de LSA, le média qui fait autorité dans le monde de la distribution. L’information de la reprise des locaux par Hmarket a été publiée le lendemain du premier marché temporaire installée par la ville de Clermont sur le parking de l’hypermarché pour palier au manque de commerces alimentaires de proximité dans le quartier.
Les quasiment 10 000 m² de l’hyper fermé depuis le 17 mai dernier, doivent accueillir une boucherie halal et un supermarché alimentaire dès le mois d’octobre prochain. Pour compléter l’offre, le magasin de hard discount Action « traverserait » le boulevard Clémentel.
L’implantation d’Hmarket inquiète la droite clermontoise
La reprise d’Auchan Hmarket serait plutôt une bonne nouvelle pour la vie du quartier, mais selon nos confrères de La Montagne, les salariés d’Auchan ne bénéficieront pas d’une proposition d’embauche automatique intégrée dans le plan de reprise. Ils devraient cependant pouvoir postuler et bénéficier d’une priorité d’embauche après entente des services Ressources Humaines des deux entités. À ce jour on ignore l’ampleur du projet tant en surface qu’en besoin de personnel.
Alors qu’il n’en était encore qu’à l’état de rumeur, ce changement d’enseigne, avait déjà fait l’objet d’un communiqué de la part du groupe Avenir Républicain dont le chef de file, Julien Bony est le candidat LR déclaré aux prochaines élections municipales. Pour les élus d’opposition « Cette relance ne peut se faire au détriment du vivre-ensemble. Il n’est pas acceptable, dans une République laïque et pluraliste, que l’unique offre commerciale de proximité dans un quartier soit intégralement fondée sur des critères religieux. En clair : ne proposer que de la viande halal, sans possibilité pour les habitants d’accéder à une offre alimentaire « classique », renforce une logique communautaire déjà à l’œuvre dans ce secteur », allant même jusqu’à évoquer un « cheval de Troie communautaire ». Ce même groupe annonce renforcer sa vigilance quant aux éventuels financements publics qui pourraient accompagner la reprise.
Du côté des habitants du quartiers, certains posent déjà la question de la diversité des pratiques alimentaires.










Il n’y a aucun doute que la crédibilité de Julien Bony va être mise à rude épreuve sur ce dossier.