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Bac jaune, bac gris / Photo 7 Jours à Clermont
Photo 7 Jours à Clermont
Environnement Vie publique

Tri des déchets : des erreurs qui coûtent cher à la collectivité

En 2024, 30% des déchets recyclables n’ont pas été valorisés suite aux erreurs de tri. Clermont Auvergne Métropole lance une nouvelle campagne de sensibilisation.

La vérité des chiffres est implacable : en 2024 les erreurs de tri sur le périmètre de Clermont Auvergne Métropole sont en hausse. Depuis le début de l’année, près de 30% des déchets recyclables n’ont pas été valorisés suite aux erreurs de tri. Déjà en 2021, le VALTOM, syndicat intercommunal de valorisation et de traitement des déchets ménagers du Puy-de-Dôme et du nord de la Haute-Loire tirait le signal d’alarme en annonçant un niveau d’erreur de 21% des tonnages collectés, l’équivalent d’un camion de collecte sélective sur 5.
Le syndicat avait édité quelques mois plus tard, un dossier spécial expliquant les répercutions de ces erreurs en particulier sur le plan financier. Un déchet mal orienté coûte cher car, in fine, il est traité deux fois avant d’être tout simplement incinéré. Ce traitement est facturé à la collectivité alors que les recettes générées par les matières recyclées sont, dans ce cas, inexistantes. Le Valtom annonçait en 2022, un surcout de plus de 1,5 M €.

Éviter le gaspillage d’argent public

Ce gaspillage d’argent public, du majoritairement à l’inattention mais aussi au manque de civisme, paraît d’autant plus intolérable à l’heure où les institutions cherchent par tous les moyens, à faire des économies pour palier à la baisse des dotations de l’État. Dans ce contexte, Clermont Auvergne Métropole lance une nouvelle campagne de sensibilisation pour tenter d’inverser la tendance, en proposant aux habitant de devenir des “as du tri”.

Ne pas bloquer le tri des déchets assuré par les machines

L’idée est de faire comprendre à tout le monde comment fonctionne le tri une fois les camions de collectes vidés. Tous les déchet sont d’abord triés automatiquement par des machines qui se chargent de la répartition selon les filières de valorisation puis par des opérateurs, en bout de chaîne, qui travaillent à un rythme très soutenu.
Un grande partie des rejets par les machines vient du fait qu’elles ne peuvent pas toujours identifier la nature des objets à recycler s’ils sont emboîtés les uns dans les autres, (par exemple une bouteilles dans une boîte de conserve) ou si ils sont contenus dans un sac plastique bien fermé. De même les emballages déchirés en petits morceaux ne sont pas traités. La consigne est donc de déposer les déchets séparés et en vrac dans les bacs à couvercles jaunes.
Il faut également garder à l’esprit que les filières sont celles des papiers-carton, métal et plastiques identifiés comme recyclables par des pictogrammes. Or les agents du Valtom retrouvent en permanence des textiles, du verre et autre matières qui font l’objet d’un traitement à part.
Quoi va où ? Réponses sur le site web de Clermont Auvergne Métropole.

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À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

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