L'Essentiel
En affrontant les Scacquettes de Cusset, l'équipe compte sur ses 24 joueuses et les conseils de Lauryne Chèze pour améliorer son jeu, tout en s'adaptant à un championnat plus compétitif avec une poule de 10 clubs.
Le club, fort de ses 70 licenciés et d'un projet d'agrandissement de ses infrastructures, demeure déterminé à progresser malgré un début de saison difficile et à atteindre ses objectifs sportifs.
Vendredi 10 octobre, la nuit est tombée : sur le stade Muyard, les Lionnes, filles de l’Entente Sioule Limagne, répètent leurs gammes, avant d’affronter les Scacquettes de Cusset, avec qui elles étaient en entente, il y 2 saisons.
Courage et abnégation pour les Lionnes
« Cette année est particulière avec le décès de Tarik, qui était avec moi, à l’origine de la création de cette section féminine. Cela a ressoudé notre groupe composé de 24 joueuses. Nous avions déjà une grande appartenance à notre entité par rapport au club, et cette année, avec ce terrible événement, c’est vraiment exacerbé », souligne Mélanie Courtois-Brizard, véritable figure de ce rugby féminin local. Fières de leur victoire (53/15) contre une toute nouvelle équipe dénommée « Fourm’Attack », les Lionnes attendent leurs anciennes coéquipières de Cusset, à domicile, dimanche 12 octobre, pour un match qui s’annonce intéressant. « Nous avons adapté notre jeu, avec beaucoup plus de mobilité, et de technicité. Lauryne Chèze, enfant du club, championne de France en 2021, avec l’ASM Romagnat Rugby Féminin, est venue nous apporter de précieux conseils sur quelques entraînements, notamment au niveau du jeu des avants. Cela nous aide énormément, et vient compléter ce que notre coach Ludo (Ludovic Ladevie), met en place sur le jeu de mouvement », précise cette passionnée du ballon ovale.
Un championnat plus relevé
Comme nous pouvons l’observer partout en France, le rugby féminin ne cesse de se développer un peu partout sur les territoires. C’est donc avec une poule de 10 clubs que les filles de Gannat et Saint-Pourçain-Sur-Sioule vont évoluer avec un niveau qui va gagner en qualité, et en quantité. « C’est une grosse poule par rapport aux années précédentes (poule de 6, puis de 7), c’est l’équivalent des seniors hommes avec 18 matchs à faire. Nous avons comme objectifs de terminer tout en haut de cette compétition. Avec 24 joueuses qui composent cet effectif prometteur, il ne va pas falloir avoir trop de blessées pour aller au terme de la saison, même s’il n’y aura pas une coupure de 3 mois, où il est difficile de tenir les joueuses en éveil par la suite.
« Je suis ravi de voir des filles qui nous rejoignent, même si ici, nous n’avons pas mesuré l’effet Coupe du Monde. De plus, nous sommes au milieu de 2 grosses villes, Riom et Vichy, qui viennent de créer leur section féminine. Il faudrait pouvoir étoffer notre équipe ; ce n’est pas facile de recruter. Cela se fait par « le bouche à oreille », par l’image conviviale que nous véhiculons », précise Mélanie Courtois-Brizard. Des vestiaires prévus pour 2027
Évoluant en régionale 2 cette année, le club de l’Entente Sioule Limagne compte pas moins de 70 licenciés, pour composer les 2 formations seniors. Une belle évolution pour ce club, qui depuis la création de l’Entente était au seuil de l’accession, mais chutait de peu, au moment d’atteindre le Graal. « Nous sommes dans une poule tournée vers le Puy-De-Dôme, où le niveau est autre que celui de la R3 », explique le coprésident Frédéric Coquart. Mais pas de découragements pour ce club qui compte bien se ressaisir après un début de championnat compliqué. Si l’équipe est montée d’un cran, les structures sont restées les mêmes, pour le moment à Gannat. Il faut donc jongler pour se changer, et arriver à trouver de la place pour tout le monde. « Il y a un projet d’agrandissement du club house, dont le budget a été voté par la mairie. Nous devrions avoir des vestiaires à nous, mais pas avant 2027 », conclut Mélanie Courtois Brizard.













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