Une vague rose va déferler en ce 12 octobre au matin, dans les rues du quartier de Montferrand. 10 000 femmes, hommes et enfants habillés du fameux t-Shirt rose, vont participer à la course/marche de 5 km Clermont en Rose qui est devenue, en quelques années dans la capitale auvergnate, la manifestation phare d’Octobre Rose, la campagne annuelle mondiale de communication destinée à sensibiliser les femmes et les hommes au dépistage du cancer du sein. Depuis 2018, l’association clermontoise a mobilisé 43 464 coureurs et récolté plus de 690 000 euros reversés à une dizaine d’associations, et le compteur va encore exploser cette année, avec une 8e édition à guichet fermé.
Rencontre avec Laurie Fabregoul, présidente d’une équipe 100% bénévole et 200% motivée :
« Il faut savoir se fixer une jauge »
7 Jours à Clermont : Les inscriptions pour Clermont en Rose sont closes depuis longtemps ; peut-on dire que la manifestation est devenue immanquable ?
Laurie Fabregoul : Elle a de plus en plus de succès. C’est vrai que l’année dernière, on a refusé du monde à partir du 24 septembre. Du coup les gens ont dit qu’ils allaient prendre leurs dispositions pour s’inscrire à l’avance dès le 1er juin. Fin août, on était déjà très en avance et cette année on avait nos 10 000 dossards le 11 septembre.
7JàC : Cela génère de la frustration, vous pourriez aller au delà de cette barre des 10 000 ?
L. F : Oui, mais nous ne sommes que des bénévoles, 10 bénévoles dans l’association et c’est déjà très énergivore, c’est beaucoup de travail. On fait donc ce que l’on sait faire et au-delà on est pas sûr de pouvoir le faire et de satisfaire tous les participants. Il faut savoir à un moment donné, se fixer une jauge pour contenter tous ceux qui se sont inscrits et qui participent.
7JàC : Néanmoins si on ne court pas, on peut quand même participer par exemple en achetant à la boutique et contribuer à faire avancer la cause…
L. F : Oui c’est ce que l’on dit. On recommande déjà de ne pas participer à la course sans dossard car on a une assurance pour 10 000, on a une autorisation en préfecture pour 10 000 et un ravitaillement pour 10 000 . Mais on peut participer autrement car on a des animations, venir faire un tour à notre boutique, faire un don, il y a un atelier chant l’après-midi … et finalement participer différemment.
7JàC : Parlez nous du parcours de Clermont en Rose cette année…
L. F : On part de la place du 1er Mai vers le nord de Clermont pour revenir sur Montferrand via l’avenue Marchadier. On passe également devant le MARQ, rue du Clos-Four mais cette année, c’est un weekend de matchs donc les participants n’auront pas la chance de passer dans le Stade Michelin et du coup le parcours sera un tout petit peu plus court, 4,8 km. Ce parcours reste facile puisqu’il ouvert aux personnes à mobilité réduite. Il se prête à tout le monde, il y a 3 % de dénivelé… Chaque année on a à peu près 50 personnes PMR avec les accompagnateurs.

7 Jours à Clermont : La majorité des participants sont des femmes et vous aimeriez que la participation des hommes progresse ?
Laurie Fabregoul : Oui oui, c’est vrai que pendant très longtemps, La Clermontoise avant nous, n’était dédiée qu’aux femmes. Nous, on a souhaité ouvrir aux hommes, mais cela a été très difficile de les faire participer car ils restaient sur l’événement antérieur, mais d’année en année, il y a de plus en plus d’hommes qui participent. Cette année un artiste local, Cyril Guillet*, nous a proposé un trophée que l’on remettra à l’équipe qui a proportionnellement le plus garçons. Ils auront ainsi un magnifique trophée qui s’appelle « Championne ». Comme tous nos trophées, il sera remis en jeu chaque année… de la même façon que le trophée entreprises, le trophée scolaire, le trophée pour la plus grosse équipe hors challenge. J’espère que cette sculpture ira d’entreprises en entreprises au fil du temps.
1% des cancers du sein touche les hommes
7JàC : C’est également une manière de faire de la prévention auprès des hommes car le cancer du sein les concerne aussi ?
L. F : Oui tout à fait. C’est 1% du cancer du sein, cela peut paraître peu mais ce n’est pas rien et les hommes sont moins sensibilisés sur le fait qu’ils peuvent être touchés par ce cancer. On veut faire de la prévention la dessus et que les hommes qui ont eu des personnes touchées dans leurs familles, une mère, une grand-mère sont susceptibles d’avoir un cancer du sein, ils ne doivent pas hésiter à se faire dépister. Et puis la place de l’homme est importante en tant qu’aidant. Lorsque la femme est malade, qui la soutient pendant son combat ? C’est son mari, son fils, son père, un ami. Il est important que le jour où l’on fait la fête pour cette chose grave, qu’ils soient présents.
7JàC : L’association Clermont en Rose est-elle de plus en plus sollicitée de la part des associations qui sont investies dans la lutte contre le cancer du sein ?
L. F : Oui. Dans les premières éditions, on soutenait 10 -12 associations, l’année dernière on était à 13, cette année on est à 16 associations. Je pense que cela vient du fait que l’on prend plus en compte beaucoup de choses autour du cancer du sein. Maintenant, il n’y pas que le traitement par médicaments, il y a tout ce qui va autours, les soins de support, le sport adapté et on prend vraiment en considération le bienfait de tous ces soins de support que l’on appelle de plus en plus l’oncologie intégrative.
Plus d’infos sur le site web de Clermont en Rose
*Artiste clermontois, Cyril Guillet transforme les vieilles pièces d’automobiles de compétition en œuvres d’art












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