Le Paris Saint Germain jouera donc le 30 mai prochain à Budapest sa deuxième finale consécutive de la Ligue des Champions et pourrait bien conserver son trophée acquis il y a un an à Munich. Arsenal, son prochain rival, aura sans doute bien du mal à l’empêcher de demeurer le numéro un européen, malgré sa défense solide, la valeur de ses milieux Declan Rice et Martin Odegaard et le talent de son ailier Bukayo Saka. En éliminant le Bayern de Munich en ½ finale, les Parisiens ont sans doute fait le plus dur. Même si la formule de la finale, disputée sur un match sec, laisse davantage de place aux impondérables qu’un duel en deux volets, aller et retour.
La qualification de Paris pour la finale a été largement commentée et encensée par les médias. Avouons pourtant qu’elle ne fait pas que des heureux. En Allemagne, évidemment, où l’on a mis en avant les décisions douteuses de l’arbitre portugais Joao Pinheiro, en l’occurrence deux mains dans la surface parisienne qui auraient pu déboucher sur autant de penalties. « Ein gross skandal… »
« Escagassant… »
A Marseille, la pilule aussi est dure à avaler. Le rival honni est désormais sur le toit de l’Europe à l’heure où l’O.M., dans la « panade », connaît désillusions sur désillusions et enchaîne crises sur crises. Que l’époque de Bernard Tapie, n’hésitant pas à mettre la main à la poche ou dans le sac, paraît lointaine.
Figure de proue du Qatar
Globalement, les Français sont très partagés. Car dans notre pays, le P.S.G. est loin de faire l’unanimité. Pas tellement parce qu’il représente le club de la capitale, et qu’il demeure un antagonisme Paris-province ; bien davantage parce qu’il est la propriété de Qatar Sports Investments, en réalité de l’état qatari, dont il est l’un des fleurons, l’un des étendards, un outil en terme d’image et de communication. Et que l’on n’aime pas trop les réussites fabriquées de toutes pièces.
Si l’actuel champion d’Europe a ses supporters inconditionnels, essentiellement dans la région parisienne, il reste assurément le club le plus détesté de l’hexagone. Et c’est pourquoi le 30 mai prochain, une partie des Français se rangera derrière les Gunners d’Arsenal, de rouge et de blanc vêtus, dont le palmarès international se limite à une Coupe des Coupes et une Coupe des villes de foires. Des titres acquis dans un autre siècle.
Marc François










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