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Voiture Police / Photo 7 Jours à Clermont
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Vie publique

Le Puy-de-Dôme déploie son PADRSQ

Comme tous les départements français, le Puy-de-Dôme vient de lancer son PADRSQ, plan départemental de restauration de la sécurité du quotidien. Le préfet promet des zones saturées de bleu

Les PADRSQ, plans départementaux de restauration de la sécurité du quotidien viennent d’être lancés officiellement par le Ministre de l’intérieur, ce 21 février.
Dans ce cadre, le préfet Joël Mathurin et la procureure Dominique Puechmaille ont lancé le plan du département du Puy-de-Dôme, en débutant par une opération de contrôle sur un point de deal de Cournon. Ce plan local repose sur un diagnostic partagé à l’échelle de tout le département, par l’ensemble des services de l’État, le conseil départemental, les élus municipaux, la procureure de la République ainsi que tous les acteurs privés concernés comme les transport, les bailleurs sociaux, les entreprises, les assurances, la sécurité privé…
Le diagnostic révèle une croissance des faits de délinquance dans le département de l’ordre de 2,6% par an depuis 2021, 45 faits pour 1000 habitants en 2019, 50 en 2024. Plus précisément, 47% d’augmentation des usages et trafics de stupéfiants ont été observés depuis 2020, 38% d’augmentation des cambriolages de logement entre 2019 et 2024 et 30% d’augmentation des coups et blessures volontaires entre 2021 et 2024.

“Nous allons consolider et renforcer ce que nous appelons un continuum de sécurité”

“Nous avons un plan départemental qui vise la restauration du quotidien partout et pour tous” explique Joël Mathurin. “Nous avons identifié des points d’enjeux sur la commune de Clermont mais pas seulement. Cournon, Issoire… au total 9 points sur le territoire sur lesquels nous allons “mettre le paquet” sur les stupéfiants, les cambriolages et la violence aux personnes. C’est un plan ramassé ce qui ne veut pas dire que l’on ne fait pas de l’action publique partout, mais nous nous sommes donné les moyens en matière de restauration de la sécurité du quotidien sur ces trois sujets. “Mettre le paquet” cela veut dire qu’avec la Police Nationale, la Gendarmerie, avec les maires, les Polices Municipales, avec la sécurité privée, nous allons consolider et renforcer ce que nous appelons un continuum de sécurité”. Le préfet confirme également le déploiement d’outils modernes pour une meilleure efficacité, comme un groupe Whatsapp pour une meilleure communication entre tous les acteurs ou l’utilisation de drones pour lutter contre le trafic de stupéfiant. “Nous allons renforcer la présence du bleu sur la voie publique. Dès 2024, nous avons fait +24% de présence sur la voie publique et nous allons renforcer la capacité à saturer de bleu, c’est ce qui apporte  la sécurité au quotidien” ajoute le préfet.

“Nous avons besoin d’être soutenus par l’État”

“Il faut rappeler qu’en matière de prévention et de lutte contre la délinquance qui a augmenté ses dernières années, la coordination est absolument nécessaire, c’est comme un chaîne” explique Flavien Neuvy, maire de Cébazat et président de l’Association des Maires de France 63. “Dans cette chaîne, les maires sont en première ligne. Quand il y a un point de deal qui s’installe par exemple, c’est vrai dans les centres urbains mais aussi dans les zones périurbaines et rurales, ce que font les concitoyen c’est de venir voir le maire et lui demander d’agir. Les maires face à cela sont très souvent démunis car ils ne sont ni policier, ni juge et l’on a besoin de travailler en étroite coopération et en toute confiance avec le services de l’État. Ce PADRSQ est une étape supplémentaire pour pouvoir justement permettre de répondre à la montée de la délinquance. On parle beaucoup du trafic de drogue, mais il y a aussi les cambriolages qui inquiètent beaucoup nos concitoyens, il y a la délinquance routière… il y a une multitude de phénomènes auxquels nous sommes confrontés. Nous avons besoin d’être soutenus par l’État, ce plan arrive quand même au bon moment. Ce n’est pas la solution miracle, car il n’y en pas, mais c’est une étape importante.” Récemment, la métropole de Clermont à également présenté un plan au niveau des 21 communes qui se superpose finalement, à celui-ci à celui du niveau départemental. “Évidement le plan départemental traite l’ensemble de la métropole, mais ce qui est assez nouveau au niveau national, c’est que le narcotrafic touche tous les territoires, y compris les zones rurales et c’est pour cela qu’avoir un plan départemental est nécessaire car on ne peut pas agir contre le trafic de stupéfiants, en restant localisé sur la métropole, les réseaux se sont organisés et agissent sur l’ensemble du territoire” conclut Flavien Neuvy.

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À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

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