Sérieusement blessée en mai 2025, lors d’un match de championnat à Blagnac, Losa Fiafialoto originaire de Wallis et Futuna, éducatrice sportive, donne des explications sur sa rééducation avec toujours autant de bonne humeur.
Losa Fiafialoto opérée à La Chataigneraie
7 Jours à Clermont : Losa, pouvez-vous revenir sur cette blessure lors de ce match contre Blagnac en mai dernier, alors que votre saison était plus qu’accomplie ?
Losa Fiafialoto : Je me suis fait les ligaments croisés du genou, pour la seconde fois, cette fois à la jambe droite. C’était sur un appui, et quand je suis tombée je savais que la blessure serait potentiellement sérieuse. Comme je l’avais déjà vécu une fois, j’étais persuadé que c’étaient les croisés. Notre kiné Janis, qui était sur place, n’était pas très optimiste non plus. Cela a tout coupé, et moralement, cela m’a mis un coup forcément.
7JàC : Quel est le cheminement après une telle blessure ?
L. F : Dans un premier temps, il faut attendre que le genou dégonfle pour passer l’IRM, et pour se faire opérer 15 jours après. Mon opération a eu lieu à la clinique de la Chataigneraie, le 3 juin. Quelques jours après, j’ai attaqué la rééducation du genou (flexion et extension), en mettant pas mal de glace au repos.
Aujourd’hui, 6 mois après, j’ai repris la course droite, quelques changements de direction, et un peu de contact également en début de semaine. Je me rends compte que je progresse physiquement, et que les sensations reviennent.
7JàC : Comment faites-vous pour vous maintenir en forme physiquement durant toute cette absence ?
L. F : J’ai la chance d’avoir Simon et Victor (préparateurs physiques) qui me suivent, et qui me font des programmes assez solides. J’avais aussi mes séances de kiné qui venaient se compléter à tout ce travail de remise à niveau, pour rester physiquement bien.
« C’est hyper important pour moi de rester en lien avec les filles »
7 Jours à Clermont : Nous parlons également de santé mentale dans ce sport de haut niveau. Justement comment tenez-vous le coup face à cette blessure importante ? On vous voit très proche de vos coéquipières.
Losa Fiafialoto : Je vous avoue que des fois, c’est dur de montrer à tout le monde que tout se passe bien, mais lorsque je me retrouve seule, ce n’est pas toujours évident. J’essaye de rester positive, de travailler dur pour revenir, tout en gardant le sourire. Je suis très bien entourée par mes coéquipières, par mes collègues de travail, et par ma famille également. J’échange pas mal avec le staff, et les kinés. Souvent à la fin de la rencontre, je fais le cri de guerre au milieu du cercle, et j’effectue aussi quelques déplacements. C’est hyper important pour moi de rester en lien avec les filles.
7JàC : Pour conclure, avez-vous une idée de reprise de la compétition ?
L. F : En janvier pour les entraînements, et peut-être en février pour la compétition. Tout cela dépendra de ma capacité à récupérer. Quand je vois les résultats de nos équipes, le jeu mis en place, le recrutement, cela donne forcément envie de participer à cette aventure. J’ai plus confiance en moi. Je m’accroche beaucoup, à ma famille, à ma culture. Mes parents m’ont toujours soutenu, même s’ils sont loin, et même lorsqu’à une époque, j’avais pensé à arrêter le rugby. J’ai dans mes objectifs de retrouver l’Élite 1, et aussi l’équipe de France à 7, avec qui je suis toujours en contact, via les kinés. Il faut que je continue de travailler fort pour revenir.












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