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Photo: Fanny Reynaud pour Epicentre Factory.
Chroniques

Le nouveau travail

Ce sont les champignons de l'automne 2018 : depuis la rentrée de septembre, les espaces de coworking se multiplient sur Clermont.

« Coworking », donc ? En français, « espace de travail partagé » : les espaces de coworking sont des lieux physiques, ouverts au public désireux de se poser dans un endroit à la fois fonctionnel, agréable et différent d’un bureau en entreprise – ou de son domicile – pour y travailler. Quand on est coworker, on travaille, donc, souvent à proximité directe d’autres coworkers. La plupart du temps, chacun a sa propre activité : travailleur indépendant, micro-entreprise ou petite start-up, télé-travailleur … les espaces de coworking sont de véritables ruches pour ceux qui partagent « l’esprit d’entreprendre ».

L’exemple d’Epicentre Factory

A Clermont, vous connaissez sans doute Epicentre Factory : il s’agit du premier véritable espace de coworking, situé entre Gaillard et Jaude, au 5 rue Saint-Dominique (juste à côté du cinéma les Ambiances). A Epicentre, point de bureaux fermés : tout est en open space, soit deux grands espaces munis de nombreuses tables et chaises, où les travailleurs se posent au gré de leurs envies. Certains peuvent louer un bureau à eux pour une somme modique, mais il n’y a aucune cloison : le principe, c’est l’échange et la coopération. Car la valeur ajoutée d’un espace de coworking n’est pas dans le wifi, le bureau accessible ou le café gratuit. Les coworkers sont naturellement amenés à se connaître, à découvrir les activités des uns et des autres (souvent très différentes), à mener des projets ensemble, à créer … ce sont de nouvelles formes de travail, où les moyens sont rassemblés, où les silos n’existent pas et où la notion de bien commun prend forme.

Ces fameux espaces de coworking sont donc en nette croissance dans notre agglomération. Effet de mode ? Sûrement un peu, mais l’offre est désormais présente dans plusieurs quartiers/villes, du Brézet (Spherre Cowork) aux Salins (Coworkit) en passant par Sayat (Cowork&Com) ou Issoire (Helyss). Chaque mois, plusieurs projets prennent forme, portés par des mairies, des hôtels (comme actuellement place Gaillard), des entreprises (c’est le cas à Brioude dans les locaux de POBRun) … ou comme extension d’espaces historiques, ainsi le local du 39 rue Saint-Dominique à Clermont, ouvert par Epicentre pour les « makers » (créatifs manuels et numériques).

Le projet dont tout le monde parle

Vue d’artiste du bâtiment Turing 22 à La Pardieu.

Début 2019 ouvrira le gros projet dont tout le monde parle, celui porté par Tristan Colombet à la Pardieu : Turing 22. Tristan est le fondateur des start-ups Prizee puis Domraider, deux très belles réussites dans le monde du numérique, que l’on peut qualifier de « pépites clermontoises ». Son projet de coworking ? Un espace de plus de 4000 m², inspiré d’offres que l’on trouve à Paris ou à Lyon, proposant des bureaux partagés mais aussi privatifs, des espaces de convivialité, un amphithéâtre … Une offre sans doute ambitieuse pour le périmètre clermontois, qui commence à être bien pourvu, mais qui aura un avantage non négligeable : permettre aux entreprises, telles que les PME, d’externaliser certaines équipes (par exemple celles dédiées à l’innovation) dans un environnement ouvert et créatif.

Pour les free-lance, les créateurs, les télé-travailleurs ou encore les collaborateurs de plus grosses sociétés, les nouvelles formes de travail proposées par le coworking sont à portée de main sur Clermont. Il vous suffit de pousser la porte.

 

A lire également, la chronique « L’innovation, solution environnementale? » de Damien Caillard.

 

 

 

 

À propos de l'auteur

Damien Caillard

Damien Caillard

Tombé dans le numérique quand il était petit, Damien Caillard a successivement monté une petite agence de production vidéo sur Paris puis a travaillé à La Montagne sur les problématiques digitales. Cela lui a permis de découvrir l’écosystème d’innovation clermontois au service duquel il officie désormais, à travers l’association Le Connecteur. Son but : “connecter” les acteurs de l’innovation, les aider à mieux se connaître - par des événements, des articles et des infos pratiques - pour aider à développer le dynamisme et l’attractivité auvergnates.

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