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Des flèches emblématiques qui dépassent les toits de Clermont- photo Estelle Matarin.
Carte d'étudiant

La vie en rose au pays des volcans : l’histoire d’une Toulousaine à Clermont

Passer de la ville rose à celle des pierres volcaniques, plus d’une personne m’a demandé pourquoi j’avais réalisé ce choix si surprenant. La réponse immédiate se trouve être les études, je n’avais pas pensé à la région en question. Pourtant, j’ai découvert une ville et une histoire à taille si humaine, que j’ai décidé de vous emmener faire un tour au travers mon regard d’habitante éphémère.

A vrai dire, Clermont-Ferrand ne m’inspirait que Michelin et Bibendum. Bien-sûr je connaissais l’existence de la célèbre cathédrale de pierre volcanique mais rien de plus. C’est d’ailleurs un des premiers endroits où je me suis rendue. La belle cathédrale Notre Dame de l’Assomption se dressant parmi les toits, au centre de la ville, elle semblait si imposante et chargée d’histoire… Avec son style roman et gothique, ses deux flèches de 96 et 95 mètres de hauteur, nous sommes bien loin de la Basilique Saint-Sernin dans le cœur de Toulouse et son architecture romane en briquette rose bien significative de la région où l’on se trouve. S’il me fallait choisir, honnêtement, j’en serais  incapable. Elles ont chacune leur style, leur histoire et imposent une certaine identification à la ville.

Là où je n’ai pas été dépaysée, c’est à propos de l’architecture intérieure du vieux Clermont. La rue des Gras et les ruelles adjacentes conservent les vestiges d’un Moyen-Âge florissant et se basent sur les mêmes principes que le centre de Toulouse, le Capitole. Il y a toujours cette différence de couleur entre le rose et noir, mais ça n’enlève rien à leur charme respectif. Les deux villes semblent, à mes yeux, refléter leurs histoires au travers des vieux monuments et les anciennes architectures. Cependant en tant que fan d’histoire, il est évident que la région Clermontoise porte un passé plus riche et passionnant, avec la statue de Vercingétorix, la plateau de Gergovie etc….Toulousepour sa part, possède une histoire essentiellement artistique avec des grands peintres et poètes, tels que Toulouse-Lautrec ou Pierre Goudelin.

A chacun sa montagne

Photo Estelle Matarin.

Depuis presque deux ans, je vis la plupart de mon année à Clermont-Ferrand, et j’ai pu voir combien le puy de Dôme était un emblème important dans le cœur des habitants, cela est même touchant. En effet, cette montagne devient une référence incontournable et beaucoup affirment qu’il est le signal d’un retour à la maison imminent. C’est leur repère. J’avoue ne pas avoir bien saisi pourquoi au début. Née dans les Pyrénées, je trouvais certes cette montagne belle, mais sans aucune concurrence avec celles que je côtoyais depuis mon enfance. Pourtant, je pense avoir pu comprendre un tant soit peu cet attachement, lorsque j’ai effectué l’ascension du puy de Dôme en plein hiver. C’est comme si cette montagne nous permettait d’en apprendre un peu plus sur nous même, et bien que j’en conserve un souvenir brumeux, c’est aussi une expérience incroyable d’un univers à part entière. Le tout récompensé d’une bonne gaufre au chocolat à l’arrivée.

La circulation, point faible

A Clermont, la chose qu’il y a définitivement à envier à Toulouse ce sont les transports. Quel carnage pour être desservie correctement au niveau des trains !  Toulouse a l’avantage de posséder un large réseau, qui est aussi interurbain : métro, tramways, bus sont bien plus nombreux. Quelle surprise, également, de voir un centre-ville si fourni en feu rouge, je n’en avais jamais vu autant, cela m’a bien fait rire. Pour la défense de Clermont, la ville auvergnate est encore en pleine expansion et c’est d’ailleurs un atout majeur que je lui trouve. Elle reste une ville à taille humaine, une dimension parfaite lorsqu’on commence sa vie étudiante. Clermont vous laisse vous adapter à cette nouvelle vie, une université à taille humaine donc une intégration facilité, et une vie sociale qui se construit pas à pas.

Manger, c’est la convivialité même

Vie sociale plutôt bien remplie d’ailleurs. En tant qu’adepte incontestée de la nourriture, j’ai eu le plaisir et la joie de découvrir mille et une saveurs et c’est encore cette taille humaine qui rend la possibilité aux étudiants d’en profiter pleinement. La raison principale c’est que ça reste très abordable, et l’autre raison est la localisation, la majorité des restaurants sont au même endroit. Comment ne pas évoquer ma découverte du 1513, une crêperie au décor moyenâgeux absolument fantastique et aux mets les plus exquis qui vous garantit un moment d’une convivialité incroyable….pour une addition tout à fait favorable à mes revenus estudiantins ? Le Soho Corner est également devenu le QG de notre petit groupe d’amis, avec son style qui rappelle les quais de Camden à Londres, la diffusion de la série Friends en fond…un endroit cosy où j’ai hâte de retourner.

Pour résumer rapidement Clermont, je dirais que c’est une oasis perdue en plein milieu des volcans, et c’est sans doute pour cela que je ne continuerai probablement pas mes études ici après ma licence. Pourtant je me sens plus que reconnaissante face à ce que Clermont m’a offert : des rencontres inoubliables, une chaleur humaine incontestée, une gastronomie qui concurrence et de loin, le cassoulet, mais surtout des paysages variés et des souvenirs ancrés pour toujours dans ma mémoire.

 

 

À propos de l'auteur

Estelle Matarin

Estelle Matarin

Etudiante en deuxième année de communication à Clermont-Ferrand, Estelle Matarin est originaire de la région toulousaine. Passionnée par la culture anglo-saxonne, le voyage et la découverte des cultures elle est « tombée » dans l’écriture suite à un engouement fort pour la lecture. La pop-culture cinématographique et musicale rythme ses journées. Durant ces dernières années, elle s’est intéressée au monde du digital notamment au travers des réseaux sociaux mais également des blogs. Elle a pour projet l’ouverture d’une page Instagram et la réouverture prochaine d’un blog sur la découverte culturelle.

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