La Fondation d’entreprises Chaîne des Puys – faille de Limagne a été créée en 2013 par sept entreprises installées sur le territoire du département du Puy-de-Dôme. Les fondateurs — Aubert & Duval, EDF, Échalier, Limagrain, Michelin, Rockwool et Volvic — ont ainsi constitué la seule fondation en France dédiée à la préservation et à la valorisation d’un bien inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Sa vocation est de faire émerger, via du financement ou de la mise à disposition de compétences, des projets répondant au triptyque suivant : dimension environnementale, soutien des savoir-faire locaux, et préservation/valorisation durable du site.
Dès sa création, les membres ont apporté un capital de 350 000 euros sur cinq ans, complété par de nouveaux membres ou donateurs ponctuels. La fondation a ainsi accompagné plusieurs projets, comme le réaménagement du puy de Vichatel, la mise en place d’un troupeau mobile gardienné, la construction d’une cabane de berger au pied du puy de Dôme ou l’installation d’un observatoire de la fréquentation.
D’autres actions, soutenues elles aussi par la Fondation, sont toujours en cours de réalisation, notamment l’amélioration du fonctionnement de l’estive de Recoleine et de la zone pastorale, la réouverture d’un secteur pour le pastoralisme et la mise en valeur sylvicole et paysagère du puy de Chaumont.
Collaboration Fondation Chaîne des Puys – LPO AuRA
Nouveau projet de la Fondation Chaîne des Puys – faille de Limagne dans la protection de la faune sauvage : un soutien à la LPO AuRA dans son programme de plantation de haies, afin de restaurer l’habitat de nidification de la Pie-grièche grise sur le territoire de la Chaîne des Puys. Plusieurs plantations ont déjà été réalisées début 2026 sur les communes d’Aydat et d’Aurières, grâce à l’aide de bénévoles de la LPO et de volontaires en Service Civique d’Unis-Cité. La dernière plantation de l’hiver aura lieu le 4 mars au GAEC des Quaires, à Vernines. Ce dernier rendez-vous sera l’occasion pour les entreprises mécènes de démontrer leur engagement par une action concrète de préservation d’une espèce emblématique des prairies auvergnates et bénéfique aux éleveurs.
Sauver la Pie-grièche
La Pie-grièche grise est un passereau plus petit qu’un merle, reconnaissable à son plumage gris et blanc, son masque noir sur les yeux et son bec crochu. Jadis présente sur tout le territoire français, on ne la trouve quasiment plus que dans le Massif central ; c’est aujourd’hui l’un des oiseaux les plus menacés de France. Alors que la Pie-grièche à poitrine rose n’a plus fourni d’indices de reproduction depuis cinq ans, l’effectif de la Pie-grièche grise a chuté de 80 % entre 1993 et 2018.
Sébastien Nottellet, coordinateur du programme de suivi à la LPO AuRA, rappelle que « plus de 90 % de la population nicheuse en France se situe dans le Massif central ». L’espèce apprécie les paysages diversifiés de bocage façonnés par l’élevage, avec des prairies riches en fleurs, entourées de haies et ponctuées d’arbres isolés où elle construit son nid. Cependant, même au sein des derniers noyaux de population, le nombre de couples reproducteurs est en fort déclin. Pour la LPO Auvergne-Rhône-Alpes, cette situation est notamment due à l’agriculture intensive. L’association mène des actions avec le monde agricole, comme l’accompagnement des éleveurs sur l’utilisation raisonnée des traitements antiparasitaires, mais aussi avec les acteurs des travaux d’entretien.
La LPO œuvre à la restauration et au développement des habitats propices grâce à l’acquisition de terrains à forts enjeux pour les pies-grièches, la replantation de haies — comme elle le fera à Vernines avec la Fondation d’entreprises Chaîne des Puys – faille de Limagne — et la recréation de prairies permanentes en zones tempérées.








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