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L'Essentiel
Le président de la Région, Fabrice Pannekoucke, souligne que ce dispositif comprend des mesures matérielles et humaines pour un coût annuel de 345 000 euros, visant à améliorer la sécurité tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la gare.
Le maire de Clermont, Olivier Bianchi, insiste sur la nécessité d'une coopération entre différentes forces de sécurité pour faire face aux problèmes croissants de violence et de drogue dans l'espace public.
En décembre 2022, la Région Auvergne-Rhône-Alpes a mis en place le dispositif « sécurité renforcée » à la gare de Valence dans la Drôme. Ce dispositif permet de mettre en place une stratégie globale pour faire des gares et des trains particulièrement exposés à la délinquance des lieux plus sûrs. En France près d’1/3 des vols et 20% des violences sexuelles et des coups et blessures ont lieu dans un train ou dans un rayon de 750 mètres autour d’une gare.
En 2023, le dispositif « Gare sécurité renforcée » à Valence, a permis de mener 48 opérations, de procéder à 98 interpellations ou mises à disposition, de dresser 1433 contraventions et de constater 186 flagrants délits.
Compte tenu des bons résultats dans la Drôme un dispositif dispositif identique vient d’être mis en place à Clermont. Il a fait l’objet d’une signature de convention rassemblant la Préfecture, le parquet, les communes, les forces de sécurité intérieure et la SNCF.
345 000 euros par an
« C’est une nouvelle étape et une étape très importante » estime Fabrice Pannekoucke, président de la Région AuRA. « On a fait les premiers constats, et ils sont positifs, d’une baisse de 51% des faits à Valence. Donc, ici à Clermont, on se dit qu’on est à la veille d’une amélioration possible. On regarde aussi devant car il y en a d’autres qui doivent arriver, Perrache et Part-Dieu à Lyon, mais aussi Riom. Il y a une singularité en réalité car on a pas attendu d’avoir signé cette convention pour que la Région s’engage d’une manière forte. C’est à la fois une question matérielle avec 10 bornes d’appels d’urgence, 8 nouvelles caméras installées, des moyens humains importants sur la SUGE (police ferroviaire de la SNCF), 5 agents de sûreté, tout cela pour 345 000 euros par an… plus un magistrat référent en la personne de madame le procureur. Tout cela est déjà engagé et en signant ce pacte, on se dit que collectivement État, Région, Ville, nous sommes engagés dans un même élan et il faut maintenant que chacun mette les moyens qui doivent être les siens pour que l’on puisse constater une amélioration, comme on l’a constaté à Valence ». Le président de la Région se donne maintenant quelques mois pour analyser les résultats générés par le dispositif mais aussi pour analyser que tous les acteurs concernés ont pu s’investir à la hauteur des engagements.
À l’intérieur de la gare mais aussi à l’extérieur
Ce dispositif permet de mieux agir dans les trains, la gare dont le parvis appartient à la SNCF, mais aussi sur un périmètre élargi. Ces moyens supplémentaires seront donc utiles dans la reconquête de l’espace public, avenue Charras notamment dans le cadre de la lutte contre le narco trafic. « En réalité, tout l’intérêt de la convention signée aujourd’hui, c’est que l’on dépasse les limites » explique Fabrice Pannekoucke. « On dépasse les limites de la contingence des uns et des autres. Police Nationale, Municipale, SUGE, Agents de sûreté, tout le monde agit dans un même élan. De la même manière que quand on regarde la territorialité de la Gare, la question n’est pas de savoir si on est à l’intérieur de la gare ou à l’extérieur ou dans la rue… ce qui est important c’est le continuum de sécurité, c’est ce qui intéresse les habitants du territoire. Nous avons illustré cela avec ce que nous faisons dans les lycées, dans nos gares et nos transports mais aussi de ce que l’on permet que les villes fassent sur leur espace public. » conclut le président.

« on ne peut plus faire tout, tout seul »
« Ce dispositif montre une efficacité en fait… » explique Olivier Bianchi, maire de Clermont. « Lorsque les habitants sont confrontés à un problème, ils ne veulent pas savoir si le parvis est la propriété de la Gare, si c’est la Région qui gère la sécurité des transports, si la ville fait la sécurité de la rue. Donc on a balayé toutes les problématiques techniques pour être efficace, avec deux mots essentiels : se mobiliser c’est à dire que face à une situation qui continue à se dégrader, il faut continuer à élever le jeu, et coopérer parce qu’aujourd’hui face au fléau de la drogue notamment, des incivilités et des violences dans l’espace public, on ne peut plus faire tout, tout seul, il faut une mobilisation coopérative entre les polices Municipale, Nationale et régionale ferroviaires ».
Le préfet quant à lui annonce des mesures pour permettre à la police ferroviaire de renforcer sa capacité d’action, en facilitant les fouilles et les palpations pour qu’elle soit en appui dans la gare, sous le parvis, sur l’espace public. Joël Mathurin souhaite qu’une réponse ferme et forte soit apportée aux citoyens.











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