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Raphaël Coubetergues devant le comptoir d’accueil dAIGOCafé / Photo S. PLanchon
Raphaël Coubetergues / Photo S. Planchon
Économie Initiative

De nouvelles perspectives de développement pour AIGO en 2023

D’Human Booster à AIGOCafé en passant par l’outil Eqinox, Raphaël Coubetergues explore, depuis 2007, les moyens, pour chacun, de révéler son potentiel professionnel. Avec, à l’horizon 2023, de nouvelles perspectives de développement.

Trois ans qu’en contrebas de la place de la Victoire AIGOCafé s’est installé. Cosy, coloré, l’endroit fait la part belle aux assises et aux matières. Il se veut convivial. Un souhait de son fondateur, Raphaël Coubetergues. « Ma philosophie, c’est de pouvoir faire du beau et du bien en construisant des solutions adaptées aux besoins réels. »
Un café, AIGO ? Oui et non. Fiez-vous à votre sens de l’observation. Sur la façade, des indices pourraient s’y trouver. Eurêka, c’est le cas. Au-dessus de l’entrée, un sous-titre explicite la finalité du lieu, complété par un texte de présentation à la tonalité ludique, sur la vitre qui habille l’angle du bâtiment.

Pour une meilleure identification d’AIGOCAFE

L’intention est tout sauf cosmétique. Encore trop assimilé à un café et à un espace de coworking, le lieu requérait une meilleure identification. « Nous n’en sommes pourtant pas un », souligne Valérie Billy, en charge du développement de la communauté de partenaires Eqinox. Raphaël confirme. Avant d’en pousser les portes, des clefs, il vous en faudra donc quelques-unes pour en saisir l’essence. En patois occitan, « AIGO » signifie « eau ». Référence aux propriétés physico-chimiques de ce composé, source d’inspiration du projet. Il n’est pas le premier de Raphaël mais forme un tout indissociable avec les précédents, tous centrés sur l’accompagnement professionnel. Son optimisation. AigoCafé est la concrétisation d’AigoConcept. Tenu par une équipe à la double casquette, baristas et consultantes, qui informent, conseillent, accompagnent. Certains viennent pour s’auto-évaluer, d’autres pour travailler. « Ce que je veux, c’est qu’il y ait un mixage d’activités et un mixage de populations, qui jouent le jeu si elles mobilisent un espace. Qu’elles consomment, partagent. » Notre électron libre considère que « pour l’instant, ça va. » La fréquentation est là. Des freelances, de jeunes entrepreneurs, des étudiants, et « beaucoup d’étrangers, pendant les vacances. » A tout point de vue, le lieu est à la carte. Parmi les services proposés, des locations de salles de réunion. Pas banales, ces dernières répondent à des patronymes d’artistes connus pour leur singularité et leur extravagance : Kahlo, Warhol, Mercury, quand ce ne sont pas des héros de série.

Photo S. PLanchon

Réponse à un « besoin d’autonomie et de liberté »

L’aventure remonte au début des années 2000. A l’époque, notre féru de sport et de sciences se destinait à l’enseignement. Son rêve ? Devenir prof d’EPS. Vint le doute. « J’ai eu une révélation que ma liberté serait contrainte par un système et une organisation qui ne serait pas adaptée. » Changement de cap, réorientation professionnelle. « La filière « Management et innovation sportive » du CAPEPS lui offre « une palette de jeux qui [lui] correspondait mieux. Dans entrepreneuriat. » Diplôme de l’IAE et master Management des ressources humaines en poche, c’est lors d’un entretien d’embauche dans un grand groupe que notre amateur de voyages -il revient d’Amérique latine – prend conscience que les méthodes de recrutements en vigueur présentaient des angles morts. Tout à leur focalisation sur les compétences des candidats, non sur leurs aptitudes. « Or « la compétence s’apprend, l’aptitude non […] Mon métier, c’est de pouvoir détecter les aptitudes des personnes. » De ses retours d’expérience, il lance, en 2007 – avec Nicolas Mourgues (3) -, une première structure visant à démocratiser les conseils RH auprès des TPE et PME : Human Booster (4). Suivi d’AigoConcept, en 2009. A l’usage, un constat : il doit en permanence « retravailler, à sa sauce » les outils d’évaluation disponibles sur le marché. D’analyser : « l’erreur communément admise depuis 30 ans en France dans le recrutement est de penser que l’individu est figé dans son potentiel. » Sa conclusion est la suivante : « on ne mesure pas le potentiel de l’humain. »

Eqinox, un outil d’aide au recrutement qui mesure le potentiel humain

Germe en lui l’idée de développer un outil de recrutement en capacité de mesurer le potentiel humain, car « la potentialité de [chacun] est faite de plusieurs axes » – peu mobilisés – et « ce type d’outil n’existait pas. Quand, sur le marché, on ne trouve pas les réponses, on essaie de les créer. » C’est ainsi qu’en 2010, avec une poignée de collaborateurs, il conçoit la solution Eqinox. L’outil, nourri de banques de données psycho cliniques rachetées à des laboratoires anglais et néerlandais, n’est pas « enfermant. » Il est innovant, il est évolutif. « Constamment reconstruit, constamment amélioré. » Ouvert. L’autodiagnostic se présente sous la forme d’une rosace, et d’un temps de restitution. Ses utilisateurs proviennent de différents secteurs d’activité : écoles, entreprises, particuliers. Une solution d’autant plus intéressante pour des actifs en quête de sens.

Des utilisateurs conquis

S’interrogeant sur son avenir professionnel après la revente d’un salon de coiffure, Laëtitia Eyboulet découvre AIGOCafé. Sur conseil d‘une connaissance. Participe à une Fuckup night, passe Eqinox, en ressort conquise. « Je ressens plus de force et de confiance aujourd’hui grâce à cet outil. [Il] devrait tous nous être donné au départ de notre vie, cela permettrait moins de « burn-out » et d’incompréhension de soi-même et des autres. » A la tête d’H.R.C Human Ressources Coaching, Vincente Charbonnel témoigne elle aussi de sa grande satisfaction. Précise dans sa recommandation. Eqinox, décrit-elle, répond au plus près des besoins de chacun : des indépendants aux managers, des recruteurs aux coassociations. Ni bilan de compétences, ni test de personnalité, « il fait un diagnostic à un instant T, donnant la palette de couleurs de votre potentiel. » Basée à Marseille, cette coach professionnelle certifiée sait de quoi elle parle. Elle s’est formée avec, elle l’a « éprouvé. » « C’est un outil de pilotage de soi. » Intarissable sur les possibilités de l’outil, son agilité. « C’est vous qui décidez de ce que vous allez pouvoir activer, en fonction de ce qui est pertinent pour vous et de votre cas. » Dès lors, il est un indispensable dans l’accompagnement de ses clients. « J’utilise la solution en coaching, bilan de compétences, gestion de stress […] cartographie d’équipes. »

Photo AIGOCafé

En 2023, de belles perspectives de développement

2023 prévoit d’être chargée. Pour le déploiement d’Eqinox à l’international, Raphaël lance une maison d’édition. « L’idée c’est de l’ (NDLR : Eqinox) extraire du conseil pour [devenir] une version éditrice. » Puis « se concentrer, avec l’équipe, sur l’édition [de] logiciels, [de] livres. » Ce sera une « vraie maison d’édition qui outillera Aigo, Human et les partenaires, qui font, eux, de l’accompagnement. » Un autre chantier : franchiser AIGOCafé en France. Et pour l’AIGOCafé clermontois ? « Plus de diffusion sur le conseil. » De résumer son carnet de route : « Human Booster a une connotation régionale, AIGOCafé, une connotation nationale et Eqinox, internationale. » Ce qui s’appelle procéder par ondes concentriques, comme l’eau, « cette force motrice de la nature. » (4)

(1). En guise d’animations, des ateliers, des soirées. Exemple avec les Fuckup nights.
(2), Référence à Tyrion Lannister, personnage emblématique de la série Games of
Thrones.
(3), Concept mexicain, né en 2012, qui promeut le partage de ses échecs
professionnels dans des soirées dédiées.
(4), Entrepreneur devenu artisan coutelier, Nicolas Mourgues a repris la marque de
couteaux artisanaux, Lelozère Couteaux, en 2021.
(5), Human Booster s’est étoffé avec un centre de formation au numérique, à
Aubière, labellisé Grande Ecole du Numérique.
(6), in Carnets de Léonard de Vinci.

À propos de l'auteur

Sandrine Planchon

Après une prépa lettres et des diplômes en sciences humaines, Sandrine Planchon s'oriente vers la radio. Depuis 1999 elle travaille différents formats sur Altitude, Arverne, RCF, RCCF. Investie depuis 2015 dans un projet sur le numérique avec Elise Aspord, historienne de l'art, elle encadre aussi depuis 2014 les projets d'étudiants du Kalamazoo College (US).

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