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L'Essentiel
Des personnalités comme Ari Vatanen et Franck Montagny ont participé à la fête, offrant des séances de dédicaces et pilotant des voitures représentatives de différentes époques, tout en profitant d'animations variées telles que la voltige aérienne.
La monoplace F1 Matra MS 120, emblématique du circuit, a suscité l'admiration des amateurs de course, rappelant l'héritage du Grand Prix de Charade et la célébration des 120 ans de la Coupe Gordon Bennett.
Le calendrier faisait bien les choses. En organisant son 4e Super Show, le weekend des 21 et 22 juin, l’équipe du circuit de Charade a pu intégrer la Fête de la Musique à la fête mécanique. Et grand bien lui en a pris car les chiffres parlent d’eux-mêmes : 22 000 spectateurs se sont rendus sur le circuit durant les deux jours. On avait pas vu une telle affluence depuis bien longtemps. Certes une partie du public est venu pour le concert d’Offenbach, mais avait anticipé son arrivé afin de profiter, parfois de découvrir, le spectacle organisé sur la piste. La musique a donc fédéré les publics mais aussi les pilotes puisque certains rencontrés dans le paddock, se montraient enthousiastes vis à vis de l’animation une fois la piste fermée.
Pour les amateurs nostalgiques comme pour les familles
Côté pistes et paddock, Ari Vatanen, Franck Montagny, Soheil Ayari, Philippe Alliot, Gérard Larrousse, Antoine Méo, Christian Sarron et Alain Michel étaient de la partie, se prêtant aux traditionnelles séances de dédicaces mais surtout pilotant un éclectique plateau autos et motos, mêlant les style et les époques comme le veut le format original de la manifestation. Ce weekend, la palette était d’ailleurs particulièrement large puisque le circuit servait de base aux véhicules participant à la commémoration des 120 ans de la Coupe Gordon Bennett.
Des horaires parfaitement respectés, peu de temps morts, des compléments d’animations avec de la voltige aérienne par le pilote Jérémy Renard, une démonstration de la cascadeuse à moto Sarah Lezito, des stands ouverts et un village pro complétaient l’événement écrasé par une chaleur caniculaire.
Une petit regret toutefois, la toute dernière série monoplace s’est déroulée sans ses stars. Une seule F1 y a participé. Les voitures bleues avaient déjà pris le chemin retour… créant, il faut le reconnaître, une grosse frustration pour le public du dimanche après midi.
La Matra MS 120, déesse de Charade
Assurément le véhicule le plus admiré, voire même adulé, durant le weekend était la monoplace F1 Matra MS 120, dont les hurlements du moteur V12 3 litres font encore aujourd’hui dresser les poils des amateurs nostalgiques. 53 ans plus tôt, le 2 juillet 1972, sur une version MS 120 D, (la dernière avantle retrait de la F1 de Matra) le pilote néo zélandais Chris Amon avait établi à tout jamais, le record du tour du grand circuit de Charade (8.055 km) aux essais avec pole position et en course. Victime des fameux gravillons, Amon avait crevé, laissant Jacky Stewart remporter le GP.
La présence de cette MS 120 roulante était sans doute le plus bel hommage que l’on pouvait rendre au grand Circuit de montagne d’Auvergne, dont l’origine remonte à 1955, alors que l’Automobile Club d’Auvergne souhaitait commémorer les 50 ans de… la Coupe Gordon Bennett : la boucle est bouclée. (lire l’article « La Légende Charade », un nouveau livre d’après les écrits de Jean Auchatraire).











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