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Julien Bony / Photo 7 Jours à Clermont
Julien Bony / Photo 7 Jours à Clermont
Politique

Habemus candidus chez Les Républicains clermontois

En vue des prochaines élections municipales, Les Républicains devaient faire le choix entre Julien Bony et Sébastien Galpier. La question est désormais tranchée, Julien Bony sera tête de liste.

Sous la bienveillance de Brice Hortefeux, (président du parti les républicains  Puy-de-Dôme), la tête de liste pour les prochaines élections municipales a été officiellement désignée : il s’agit de Julien Bony, élu clermontois à la ville et à la métropole. Sébastien Galpier, conseiller départemental du Puy-de-Dôme du canton 5, vice-président Culture et Patrimoine du département, s’est effacé, mais l’accompagnera pendant la campagne.

7 Jours à Clermont : C’est la fin d’un suspense qui durait depuis quelques mois. Quel est le ressenti aujourd’hui ? Joie pour l’un, amertume pour l’autre ?
Julien Bony : Il n’y a ni joie, ni amertume, il y a surtout beaucoup de responsabilité. Les choses se sont faites très naturellement, de façon très apaisée. Nous avons discuté, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois avec Sébastien, nous avons mesuré les forces et les faiblesses de l’un et de l’autre et nous avons pris la décision commune que je serai la tête de liste. Je salue d’ailleurs sa décision. Les choses ne se sont pas faites avec brutalité ou contre-nature mais bien en responsabilité.

7JàC : Qu’est ce qui vous motive pour vous engager dans la bataille ?
J.B : La motivation principale c’est d’abord de défendre l’intérêt général, sinon cela n’a pas d’intérêt. Aujourd’hui, on le voit bien, les aspirations sont profondes, les clermontois sont extrêmement déçus et aspirent à un véritable changement. C’est ce qui nous anime véritablement Sébastien et moi.

7JàC : Avez vous déjà les grands chapitres de votre campagne ? 
J. B : La finance qui est un sujet transverse, mais la vraie priorité c’est la sécurité sur laquelle il y a beaucoup à faire. Il y a aussi la question des mobilités qui est également une question cruciale.

7JàC : Vous êtes déjà élu au Conseil municipal : c’est un atout pour vous ?
J. B : Je ne sais pas si c’est un atout, mais j’ai une connaissance assez profonde des dossiers clermontois, des dossiers de la Métropole tant sur leur actualité que sur leur genèse… cela me paraît assez important. Donc oui, on peut dire que c’est un atout, mais Sébastien en avait aussi.

7JàC : Cela fait plus d’un siècle que la gauche est au pouvoir à Clermont, Brice Hortefeux parle d’une anomalie. Faire basculer la mairie est une mission impossible ?
J.B : La mission sera difficile mais rien n’est impossible, on a vu par le passé des villes qui n’avaient pas connu l’alternance depuis des décennies et qui ont connu l’alternance. Je pense à Limoges en 2014,  qui dans les même conditions, n’avaient jamais connu d’autres sensibilités politiques que celles de la gauche, donc rien n’est impossible. Ce qui est possible ailleurs, l’est à Clermont-Ferrand.

7JàC : Allez-vous faire liste commune avec le centre ? 
J.B : La question est plus vaste que ça. Oui, naturellement avec nos partenaires du centre, parce que nous avons des sensibilités communes, mais je crois que notre responsabilité est d’élargir bien au delà des question partisanes et politiques. Je crois qu’aujourd’hui il nous faut rassembler tous les déçus et ils sont très nombreux de la majorité actuelle.

7JàC : Avez-vous déjà identifié des personnes pour constituer la liste des 55 personnes de la future liste ?
J.B : À l’heure qu’il est, l’équipe n’est pas constituée, il y a déjà des personnes qui ont vocation à la rejoindre. Elle n’est pas constituée parce qu’il va falloir que nous élargissions, que nous rassemblions, le plus largement possible, donc la porte est ouverte et rien n’est préempté. Mais oui, nous allons constituer une liste représentative des Clermontois, que ce soit sur les tranches d’âge, sur les quartiers, sur les origines. Il y aura une grande diversité et nous y travaillerons le moment venu.

Pour Julien Bony, le plus dur commence

7 Jours à Clermont : Arrivez-vous encore à motiver des troupes face à ce bloc qu’est la gauche clermontoise?
Julien Bony : Oui, je confirme, nous avons des gens très motivés et l’on peut remercier Olivier Bianchi, car c’est souvent lui qui les motive plus que nous, à l’aune de son bilan. Si nous partions défaitistes et se disant que s’est trop difficile et insurmontable, à ce moment là on ne ferait rien et si on est là c’est bien qu’on a la volonté chevillée au corps d’y aller, de constituer une équipe, de monter un projet, de le présenter et de le défendre.

7JàC :  Allez-vous devoir montrer du courage politique sur certains dossiers ?
J. B : Il va falloir un certain courage car nous ne tomberons pas dans la démagogie qui consiste à promettre tout et n’importe quoi, simplement pour gagner des voix. Nous aurons un discours de vérité auprès des Clermontois. Nous avons déjà fait le diagnostic de la situation, nous allons l’approfondir. Mais oui, il faudra du courage pour dire aux Clermontois où nous en sommes, le retard que nous avons à rattraper par rapport aux autres villes et encore une fois, sur la question des mobilités, nous ne promettrons pas la gratuité, nous promettrons aux Clermontois d’offrir enfin un réseau de transport en commun, digne de ce nom et de vraies alternatives crédibles à la voiture.

7JàC : Maintenant que vous êtes le candidat officiel, le plus dur commence ?
J. B : Oui le plus dur commence. Jusqu’à maintenant les discussions ont eu lieu au sein de notre famille politique, de façon très apaisée et le plus dur commence car l’essentiel reste de convaincre les Clermontoises et les Clermontois de nos capacités. Donc effectivement, le plus difficile est devant nous et surtout, l’obstacle en face de nous est quand même une majorité qui s’est succédée à elle-même sur des décennies, qui dispose de moyens dont nous ne disposons pas, à savoir ceux de la mairie.

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À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

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