Sur le terrain synthétique du complexe sportif de l’Artière, l’équipe 1 de l’US Beaumont féminine s’est récemment montrée très sérieuse face à une courageuse équipe de Haute Combraille qui s’est tout de même fait laminer 30 à 0. Si le résultat est aussi large, c’est que les filles ont su respecter à la lettre les consignes de leur coach Sébastien Duchet, mais aussi qu’elles sont restées mobilisées pour montrer toute leurs capacités malgré une situation ubuesque de licences bloquées.
Le meilleur de L’US Beaumont malgré le blocage de Ceyrat
La situation situation est plus que compliquée. Elle empêche une vingtaine de joueuses, depuis le début de la saison, de pratiquer leur discipline. Leur coach continue de distiller ses conseils éclairés à ses filles. « C’est une aventure difficile, car nous subissons encore les foudres de Ceyrat, notre ancien club, qui bloque les licences, et donc les mutations. C’est toute une organisation. Je ne peux pas faire jouer les filles qui mériteraient de jouer sur le terrain tous les week-ends. Nous avons fait appel aux plus hautes instances de la Ligue pour faire part de ce problème », souligne Sébastien Duchet. Dommage de ne pas trouver d’issue positive qui permettrait ainsi à ces sportives motivées de pratiquer leur sport favori. Dominant de la tête et des épaules ce championnat de D1, l’effectif est bien évidemment taillé pour accéder à la R2, sur un projet de deux saisons. « Nous essayons de mobiliser tout le monde autour des deux équipes, et de ne perdre personne en route. Les filles mutées, seront libérées pour jouer autour du 14 juillet 2026, et si tout va bien, tout cela s’articulera au mieux l’année prochaine, avec une équipe au plus haut niveau départementale, une autre en D1, et les 2 équipes joueront la montée », poursuit-il.
Performance et exigence
Durant tout le match, le coach passé par Issoire, Les Martres d’Artière, Pont Du Château, Ceyrat, se montre, avec juste raison, exigeant sur le jeu que ses filles doivent produire sur le terrain. Avec une telle différence au score, nous aurions pu croire à un certain relâchement des locales, mais il n’en est rien. Durant tout le match, les Beaumontoises appliquent les consignes à la lettre en performant tout le long de la rencontre, et préparent ainsi de la meilleure des manières, leur confrontation en coupe Laura, contre Ally Mauriac, équipe de régionale 2, dimanche 23 novembre sur leurs terres. « J’ai un projet de jeu porté sur l’offensive afin que les filles marquent un maximum de buts. J’aime que les filles se projettent vers l’avant ; cela commence par les latérales qui doivent s’impliquer offensivement. Nous avons une équipe de niveau R2, il faut donc le montrer aujourd’hui sur le terrain. Il nous faut des phases de jeu construites. L’idée est de faire un parcours intéressant dans les compétitions dans lesquelles nous sommes engagées, pour rendre cette saison la plus intéressante possible », précise le technicien. Et le moins que nous puissions dire, c’est que nous nous sommes régalés à voir ces filles évoluer, avec un jeu le plus souvent à 1 ou 2 touches de balles, pour trouver le décalage et l’appui qui fera la différence.
De l’importance de structurer le futur du football féminin
« Pour moi le football féminin se construit en amont, avec les jeunes. Il faut que nous soyons autonomes sur les catégories U13, U15, U18, c’est là où il y a un gros travail à faire. Si nous voulons alimenter nos équipes seniors, il faut que derrière cela suive,
d’où une importante structuration à mettre en place, si nous désirons répondre à notre objectif : celui de développer de façon pérenne le football féminin à l’US Beaumont », informe Sébastien Duchet. Le groupe des filles seniors a une moyenne d’âge de 20 ans, ce qui est de bon augure pour la suite, si tout le monde reste, bien évidemment. Si au rugby, le nombre de licenciées inscrit pour cette nouvelle saison a explosé, au foot, l’essor est moindre, et a même tendance a régresser selon les dires du coach. « Ce que j’ai soumis au club dans l’année, c’est de faire un retroplanning dans l’année pour arriver à faire des actions ciblées, des journées portes ouvertes, des interventions dans les écoles, pour attirer de nouvelles joueuses. Avec également, la possibilité d’avoir une œuvre sociale en dehors du football, sur des sujets comme l’écologie, l’aide à la personne, ce genre de thématiques qui valorisent l’image des filles sur des sujets en dehors du football, sur des causes sociétales. « Le club qui est en restructuration, a la volonté de porter ce projet. J’ai également le désir d’organiser un tournoi international, ici au mois de juin, sur 2 jours. L’occasion de mettre un gros coup de projecteur sur le football féminin sur notre territoire », conclut Sébastien Duchet.












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