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La première opération est une résidence de 35 logements construite par Logidôme- (c) Marcillon Thuilier Architectes
Immobilier Vie publique

Un nouveau quartier sort de terre à Aubière

Aménagé par Logidôme, le quartier se situe en lieu et place de l’ancienne caserne CRS 48. A l’horizon 2025, il disposera de 270 logements mixtes, d’une résidence senior et d’une halte garderie.

Comme toutes les Compagnies Républicaines de Sécurité, la CRS 48 voit le jour le 8 décembre 1944 à l’initiative du Gouvernement provisoire du Général de Gaulle. D’abord installée à Clermont-Ferrand, la caserne auvergnate prend la direction d’Aubière en octobre 1968.

C’est en 2012 qu’elle quitte son emplacement entre l’avenue Roger-Maerte et la rue de la Ganne pour rejoindre la cité thermale de Châtel-Guyon. “Une page de la présence de la police à Aubière s’est alors tournée pour entrer dans la mémoire collective” rappelle Vincent Soulignac, adjoint à l’urbanisme.

Après d’âpres négociations, un accord a finalement été conclu en 2016 entre la commune d’Aubière et l’Etat, propriétaire du site, pour imaginer un devenir à cette friche de plus de 4 hectares. Il aura fallu plusieurs années de travail, 500 pages d’études et plus de 50 réunions pour en voir la concrétisation. A écouter le maire Christian Sinsard, ce terrain constructible, bien placé et sans contraintes majeures a attiré de nombreuses convoitises…

270 logements  

La pose de la première pierre © Emmanuel Thérond

Baptisé La 48, en souvenir du passé, ce quartier sera essentiellement dédié à l’habitat, avec la construction de 270 logements collectifs, intermédiaires ou individuels. 27 % seront des logements sociaux. Leur livraison s’étalera jusqu’en 2025. “Il s’agit d’abord de répondre à la demande de nos concitoyens. Cela me semble essentiel. On a besoin de logements” insiste Vincent Soulignac.

On trouvera également sur place une résidence senior. Son rez-de-chaussée sera occupé par la halte garderie associative “Les Loupiots”, trop à l’étroit dans ses locaux actuels.

Le quartier sera structuré autour d’une colonne vertébrale verte, d’une placette positionnée à l’entrée et de voies dédiées aux déplacements doux. La desserte principale prendra le nom de « Jacques-Blaize”, en hommage à cet ancien conseiller municipal d’Aubière, aujourd’hui décédé. Pour imaginer cette requalification, Logidôme (aménageur) s’est  entouré d’une équipe de maîtrise d’oeuvre composée du cabinet Bisio (mandataire) et de l’Atelier Kisiltas (pour les aspects architecture, urbanisme et paysage.)

“Trouver le bon rapport d’échelle”

Le défi était de réintégrer ce foncier important dans la ville, de créer un quartier ouvert sur l’existant et de trouver le bon rapport d’échelle des futurs bâtiments en partant du plus dense pour progressivement retrouver des typologies d’habitat de type maison individuelle” précise Cédric Chapus, responsable de l’aménagement chez Logidôme. Au final, le coût de La 48 avoisine les 6,1 millions d’euros TTC (hors projets immobiliers).

En plus de l’aménager, Logidôme construit actuellement la première résidence du quartier. 35 logements du T2 au T5 sont prévus, pour un coût d’environ 4,4 millions d’euros TTC. Chaque appartement sera prolongé de balcons ou de jardins. Leur performance énergétique sera 10 % supérieure à la réglementation actuelle. Le chantier, qui vient de démarrer, devrait s’étaler sur 18 mois.

L’enjeu était de faire un immeuble collectif en ayant suffisamment de fragmentations pour donner l’impression que plusieurs bâtiments s’aboutent les uns aux autres” précise l’architecte Philippe Thuilier du cabinet MTA. D’autres projets devraient sortir de terre dans les prochains mois sur “La 48”, effaçant progressivement les souvenirs de l’ancienne caserne…

 

 

 

 

 

 

 

 

À propos de l'auteur

Emmanuel Thérond

Emmanuel Thérond

Titulaire d'un Master en Littératures Modernes et Contemporaines, Emmanuel Thérond est journaliste en Auvergne depuis 2004. Il a commencé sa carrière à La Montagne, avant de rejoindre la rédaction d'Info Magazine, où il a travaillé durant 15 ans. Il écrit également pour la presse professionnelle, en particulier Le Moniteur du BTP, dont il assure la correspondance locale. Depuis 2019, il signe dans Le Parisien - Aujourd'hui en France.

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