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L'Essentiel
L'équipe a montré des signes d'amélioration offensive avec des buts de Saivet et Douane, mais sa défense a souffert face à la pression des Palois, illustrée par les 22 tirs concédés.
Sébastien Mazeyrat doit encore travailler sur les faiblesses défensives, mais quelques performances individuelles encourageantes et une meilleure implication générale laissent entrevoir un potentiel pour les prochains matchs.
Mission partiellement accomplie pour Sébastien Mazeyrat et ses hommes qui n’ont pas réussi à inverser totalement la tendance d’une série sans fin mais “ont désormais leur destin entre leurs pieds” au gré de la lourde défaite martégale contre Metz.
L’équipe n’a pu faire que match nul (2-2) au terme d’un match au scénario frustrant.
En effet, Clermont a mené deux fois, avant de se faire rejoindre à chaque fois en fin de mi-temps, dont une dernière fois dans les arrêts de jeu.
Frustrant, mais pas vraiment injuste.
Une domination Paloise sans partage en seconde mi-temps
Car, avec un xG famélique de 0,52 contre 3,08 pour les Palois, Clermont a affiché de nouveau ses failles défensives béantes et sa faiblesse offensive en dépit d’un réalisme retrouvé.
Malgré un score de parité, l’écart de production offensive entre les deux formations a donc été criant, même si les clermontois ont réussi à inscrire deux buts pour seulement 6 tirs tentés, dont 3 cadrés.
De l’autre côté du terrain, les Auvergnats ont aussi concédé pas moins de 22 tirs, 18 occasions et 31 touches dans leur surface, illustrant la pression constante imposée par les locaux et l’autoroute laissée dans l’axe de la défense auvergnate. En particulier en seconde mi-temps, où les clermontois ont à nouveau eu du mal à gérer leur but d’avance.
Ce n’est qu’à la faveur d’un Théo Guivarch en grande forme (9 arrêts, dont plusieurs réflexes à bout portant) que Clermont a pu repartir avec un point.
Un score plutôt flatteur en définitive…
De là à y voir le retour de la chance et un renouveau en ce début de sprint final ? Nous avons envie d’y croire.
Une efficacité retrouvée, une meilleure impression générale
Car oui, Clermont a su ouvrir le score rapidement, dès la 11e minute, grâce à une belle inspiration d’Henri Saivet, bien plus à son aise dans une position de numéro 10.
Douane doublait la mise de la tête dès le retour des vestiaires (46e) après un bon mouvement côté gauche et un centre de Bamba.
Mais à chaque fois, Pau est revenu, d’abord par Mboup juste avant la pause (43e), puis par Mille à la 90+3, sur une action mal gérée plein axe et un arrêt de Guivarch repoussé dans les pieds palois.
Même si elles sont notables et augurent des jours meilleurs et une plus grande implication de chacun, les statistiques de possession (52%-48%) et de duels remportés (52% pour Clermont) n’ont pas suffi à faire la différence.
D’autant que les Clermontois ont, encore une fois, mis un peu moins d’intensité que leurs adversaires du soir avec des courses à haute intensité moins nombreuses (503 contre 583) et un léger déficit dans la distance parcourue (106 contre 109).
Un déficit qui reste préoccupant malgré une impression globale d’implication individuelle enfin retrouvée.
Des performances individuelles plus homogènes
Théo Guivarch a encore une fois tenu son rang, avec 9 arrêts (meilleur total de la journée en Ligue 2), et a été clairement l’homme de ce Pau – Clermont.
En défense, la bonne surprise est venue de Coulibaly, titularisé pour la première fois : 8 interventions défensives, 5 duels gagnés sur 6, 96% de passes réussies et seulement 3 ballons perdus, des statistiques propres qui tranchent avec la fébrilité dans l’axe.
Diallo a aussi été solide (10 duels gagnés sur 13, 8 interventions), et il a, de plus, perdu nettement moins de ballons que d’habitude..
Le duo Koré-Salmier a, donc, souffert : 0 duel disputé pour le premier, 3 sur 12 gagnés pour le second, avec 4 fautes concédées.
Salmier, capitaine du jour, a particulièrement peiné à tenir son rôle de leader expérimenté de la défense.
Ackra, souvent à la limite dans son rôle de récupérateur / relayeur, n’a effectué que 3 interventions défensives, loin des 13 de Magnin, son binôme au milieu, qui a pourtant gagné seulement 50% de ses duels, mais a joué le plus de ballons sur le terrain (78), avec 96% de passes réussies.
Cet écart, associé aux ratés de la défense axiale, explique aussi en partie les vagues paloises successives qui se sont abattues sur Théo Guivarch.
Des milieux offensifs efficaces, peu d’appuis dans la surface
Malgré des chiffres de possession relativement équilibrés, Clermont n’a eu que 18 touches dans la surface adverse contre 31 pour Pau.
Ce manque d’appuis dans la surface reste, sans aucun doute, un point d’amélioration potentiel pour aller chercher le maintien.
Bassouamina a touché seulement 13 ballons et n’a pu peser sur la défense. Si son rôle est de gêner les centraux adverses pour libérer les ailiers, son déficit de gabarit l’empêche de redistribuer le jeu et de servir de point d’appui. Son manque de concentration sur les appels en profondeur a également été notable cette fois-ci encore avec 3 hors-jeu concédés.
Douane, plus actif, a tenté 3 tirs, inscrit un but, offert une passe décisive, et tenté 4 dribbles (pour 2 réussis), montrant de l’envie et de l’impact. Sa capacité de dribble lui a permis de partir d’assez loin, permettant aussi à Coulibaly de se concentrer sur ses tâches défensives.
Bamba, titularisé pour la première fois, a provoqué (5 dribbles tentés, 2 réussis) et délivré une passe décisive, mais a perdu 17 ballons, signe qu’il doit encore trouver le bon rythme et ajuster la mire sur les coups de pied arrêtés.
Après Pau – Clermont : La route est encore longue et le temps presse
Ce match nul face au Pau FC permet à Clermont de repasser barragiste devant Martigues, battu lourdement à domicile, et de continuer à croire au maintien.
Sur le plan comptable et dans l’envie, c’est un pas dans la bonne direction, même si la performance globale reste mitigée.
Le CF63 a montré de l’efficacité offensive, rare cette saison, mais ses limites défensives auraient pu lui coûter cher sans un Guivarch impérial.
Pour Sébastien Mazeyrat, le chantier reste conséquent, mais quelques signes positifs — un peu plus d’engagement individuel, un meilleur positionnement de Saivet, des jeunes qui répondent présent — peuvent servir de base à un sursaut.
Prochain rendez-vous à domicile contre Troyes, avec l’obligation de transformer ces progrès en victoire pour s’offrir le droit d’essayer de griller la politesse au Red Star la semaine suivante dans l’optique d’un maintien direct…
Voir l’interview de Sébastien Mazeyrat














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