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Romain Bardet sous ses nouvelles couleurs du team DSM- photo Twitter.
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Les nouveaux défis de Romain Bardet

En quittant AG2R La Mondiale pour la formation DSM, le coureur cycliste auvergnat entend relancer sa carrière après deux saisons plutôt décevantes.

Changement de cap pour Romain Bardet en ce début de saison 2021. Le cycliste auvergnat, qui compte deux podiums sur le Tour de France (2016 et 2017), a en effet quitté AG2R La Mondiale, équipe au sein de laquelle il a passé neuf saisons, pour rejoindre le team allemand DSM (ex Sunweb). Une formation où évoluent quelques coureurs de talent, à l’image de Tiesj Benoot, de Sören Kragh Andersen ou des jeunes Jai Hindley (2e du dernier Tour d’Italie) et Thymen Arensman. Il en sera le leader sur les courses par étapes. « J’étais rentré dans une forme de routine. J’avais donc besoin de me mettre en danger et de repartir sur de nouvelles bases » explique le champion français qui, sous les couleurs noire et bleue de la DSM est censé remplacer le Néerlandais Tom Dumoulin, lui-même parti pour Jumbo Visma (il vient d’ailleurs de mettre sa carrière entre parenthèses). En rejoignant une équipe étrangère, Bardet a réalisé une excellente opération financière. Coureur le mieux payé de sa formation (c’est dire si elle attend de lui), il toucherait, selon le site sportfortune.fr, un salaire de 2M€ par an, soit une progression d’environ 15%. Une rémunération qui le place dans le top 12 des coureurs les mieux payés du peloton.

Les classiques ardennaises avant le Giro

C’est en Italie que le natif de Brioude a lancé sa saison 2021, en participant successivement aux Strade Bianche puis à la prestigieuse course par étapes Tirreno-Adriatico, dont il a pris la huitième place au classement général, à près de 6 minutes, tout de même, du Slovène Tadej Pogacar, le vainqueur du dernier Tour de France. « Je suis très heureux de mes débuts au sein de ma nouvelle équipe. Nous avons bien roulé ensemble et atteindre un top 10 est un bon résultat. Maintenant, j’ai hâte de voir la suite » expliquait-il à l’issue de « La course des deux mers » qui, traditionnellement, précède Milan-San Remo. La suite, justement, passera par les classiques ardennaises où Romain Bardet rêve de briller, à l’image de Primoz Roglic qui, l’an passé, a prouvé que l’on pouvait briller sur les grands tours et s’adjuger un « monument ». L’Amstel Gold Race, la Flèche Wallone et Liège-Bastogne-Liège figurent donc à son programme du mois d’avril. Ensuite, ce sera, selon toute vraisemblance, le Tour d’Italie (8 au 30 mai), une course riche de huit arrivées au sommet, dont le favori devrait être le Colombien Egan Bernal.

Le rendez-vous olympique

A 30 ans, le coureur installé à Clermont demeure ambitieux. Mais il veut aussi « prendre du plaisir ». Un plaisir qui lui a visiblement manqué ces dernières saisons. Au mois de juillet, il y a peu de chances qu’il fréquente les routes du Tour de France. Il devrait par contre préparer les Jeux Olympiques de Tokyo (24 juillet), l’un de ses objectifs 2021. Enfin, le Tour d’Espagne (14 août- 5 septembre) pourrait figurer à son programme, de même que le Tour de Lombardie, ultime grande classique de la saison.  A la tête de la formation DSM, Romain Bardet rêve également de retrouver tout simplement le chemin de la victoire. Voilà trois ans en effet, depuis la Classic de l’Ardèche 2018, qu’il n’a plus coupé une ligne d’arrivée en vainqueur.

À propos de l'auteur

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

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