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Jean-Yves Gouttebel quittera l'Hôtel du département à la fin du mois de juin.
Politique

Jean-Yves Gouttebel va passer la main

L'actuel président du Conseil départemental ne sera pas candidat à sa succession lors du scrutin du mois de juin. Il avait été élu en 2004 puis réélu en 2011 et 2015.

« J’ai accompli mon mandat avec passion et dévouement jusqu’à son terme en m’y consacrant à temps plein, comme je l’ai toujours fait, sur tous les registres et en lançant de nombreux projets pour nos territoires ». Après 17 années et quatre mois à la tête du Conseil départemental du Puy-de-Dôme, Jean-Yves Gouttebel a décidé de ne pas solliciter un nouveau mandat à l’occasion des prochaines élections départementales qui se dérouleront les 20 et 27 juin. L’actuel président, âgé de 71 ans, indique que sa décision a été prise en 2018, suite à l’inscription de la Chaîne des Puy-faille de Limagne au patrimoine mondial de l’UNESCO, un dossier pour lequel il s’est particulièrement investi, tout comme sur celui du train à crémaillère du puy de Dôme.

“Sur le chemin de la modernité et du progrès”

« J’espère ainsi avoir contribué, avec celles et ceux qui m’ont épaulé, à mettre notre territoire sur le chemin de la modernité et du progrès pour tous « explique Jean-Yves Gouttebel, au moment où il arrive au bout de ce long itinéraire, en insistant sur quelques priorités de son action à la tête du département : ouverture du département sur l’extérieur, développement durable et transition écologique, solidarité ou encore équilibre des territoires. «Ma feuille de route, pour reprendre une expression à la mode, je l’avais écrite au moment de mon élection en 2004 : solidarité des hommes, des territoires et des générations, avec une volonté sans cesse réaffirmée : la proximité. »

Un jeune conseiller municipal

Fils d’un maire d’une petite commune du Livradois-Forez (Bertignat), Jean-Yves Gouttebel s’est, très jeune, intéressé aux affaires publiques. Dès l’âge de 28 ans, il était élu conseiller municipal de Clermont-Ferrand et devint adjoint du maire de la ville, Roger Quilliot, chargé des finances et du développement économique. Elu conseiller général de Clermont-Ouest en 1998, il fut vice-président du département en 2001 puis succéda à Pierre-Joël Bonté en avril 2004 lorsque celui-ci  accéda à la présidence de la Région Auvergne. A propos de l’image peu flatteuse du personnel politique auprès de l’opinion publique, le président du Conseil départemental, qui a soutenu Emmanuel Macron lors de la présidentielle de 2017, nous avait donné son opinion : « C’est un peu comme l’histoire des trains qui arrivent en retard… On évoque les cas particuliers et beaucoup moins le dévouement de nombreux élus pour la chose publique. L’image de l’opinion est largement déformée, les médias n’y sont étrangers… Toutefois, il existe des maux profonds qu’on ne peut nier : les promesses imprudentes qui ne sont pas tenues et la démagogie qui consiste à aller dans le sens de l’opinion publique. » Depuis la création des Conseils généaraux (devenus départementaux), seuls Etienne Clémentel et Eugène Chassaing avait, dans le Puy-de-Dôme, exercé un plus long mandat que Jean-Yves Gouttebel.

 

À propos de l'auteur

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

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