L'Essentiel
La tribune du stade Philippe Marcombes se nomme désormais Tribune Raphaël Géminiani, du nom du grand champion cycliste clermontois auquel la ville de Clermont voulait rendre hommage.
À l’époque ou la stade était un stade vélodrome, le grand fusil, prophète en son pays, avait passé victorieux la ligne d’arrivée lors d’une étape du Tour de France 1951.
Presqu’un an après sa disparition à 99 ans, une cérémonie de dévoilement de plaque à été organisée le jour du centenaire de sa naissance. Dans l’assistance, son fils Jean-Louis avouait n’être venu sur ce stade que deux fois dans sa vie.
“Il a vu la victoire arriver cela a du multiplier ses forces”
7 Jours à Clermont : Vous dites que c’est seulement la seconde fois que vous venez ici au stade Marcombes, c’était quand la première ?
Jean-Louis géminiani : En 51, j’étais tout petit, bébé, et je n’ai aucun souvenir de mon premier passage. C’est dommage parce que cela devait être un moment intense à vivre. Je me souviens d’un article dans lequel, il disait que la traversée de Clermont avait été un grand moment. Il en avait plein les cannes, mais ça l’avait poussé quand même j’imagine. Le public était passionné et ça a bien du l’aider surtout qu’il était en tête, il a vu la victoire arriver cela a du multiplier ses forces.
7JàC : C’est émouvant de voir son nom en gros sur la tribune ?
J-L. G : C’est un bel hommage pour ses 100 ans. C’est sûr qu’il aurait bien aimé être là pour participer. Bon, il a joué la montre pour essayer tenir jusqu’à ses 100 ans mais cela n’a pas été suffisant, c’est un bel hommage et je remercie la mairie d’y avoir pensé.
7JàC : le nom Géminiani est indissociable de Clermont, quels rapports avait-il avec cette ville ?
J-L. G : Clermont était sa ville. Une fois qu’il a arrêté sa carrière, il a eu pas mal de commerces. Il était né à Clermont, y avait passé sa jeunesse et il revenait dès qu’il pouvait. Il y a eu un petit épisode d’une dizaine d’années où il était sur la Côte d’Azur, dans le Var. Mais il est revenu dès qu’il a pu. Clermont était vraiment sa ville et il s’y plaisait. Quand il était sur la Côte d’Azur, les hivers un peu froids lui manquaient, la neige, tout ça et il est revenu dès qu’il a pu.
“Vous êtes parent avec Le grand fusil ?”
7JàC : Vous portez, vous aussi, le nom Géminiani, lorsque vous vous présentez, fait-on référence à Raphaël ?
J-L. G : Geminiani ça fait tilt dans la tête des gens. Mais cela faisait surtout tilt il y a 30 ou 40 ans, mais c’était une autre génération. De toute façon cela a toujours été ça. On m’a toujours posé la question… 300 000 fois “Vous êtes parent avec Le grand fusil” ? Il fallait que je réponde oui et à la fin je disais non, c’était plus rapide.
7JàC : Raphaël était un sacré raconteur de l’histoire du cyclisme. L’était-il dans sa famille ?
J-L. G : Paradoxalement on ne parlait pas trop cyclisme ensemble. De temps en temps quand on passait quelque part en voiture, il disait “ici j’ai fait ci , j’ai fait çà” …mais on ne parlait pas trop vélo à la maison, ni de sa carrière. Sa carrière on la connaissait alors on allait pas revenir dessus. Finalement on parlait d’autres choses.
7JàC : Mais vous aviez tout de même conscience que votre père était “un géant de la route” ?
J-L. G : Oui, quand j’étais petit, je lisais les journaux, je voyais les gros titres et je voyais qu’il se passait quelque chose, j’en avais conscience, mais c’était mon père… on avait une complicité, des liens familiaux et je ne le voyais pas comme un grand champion, je le voyais comme mon père tout simplement.













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