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Melvil Poupaud dans "Grâce à Dieu".
Chroniques

Fais vriller tes yeux sur le grand écran

En ce beau mois de février, nous avons eu la possibilité de voir des films, malgré le temps estival qui éloigne le public du cinéma en salles, des samedis teintés en jaune et des offres des chaines multiples qui diffusent à haute dose des quantités de bobines, susceptibles d'enchaîner le spectateur un peu ramolli par notre été auvergnat très en avance sur le calendrier.

  Grâce à Dieu

Directement inspiré par l’actualité brûlante, François Ozon nous offre, avec une rare maîtrise, son meilleur film. Tout y est réussi et sans complaisance aucune: d’une histoire terrible, faite de secrets, Ozon crée un film sur la parole. La construction de l’oeuvre nous laisse pantois et nous entraîne dans un thriller contemporain à couper le souffle. L’interprétation est dominée par Melvil Poupaud, Denis Ménochet,au top, et Swann Arlaud, surprenant de justesse. Un grand Bravo !

 Vice   

Il ne s’agit pas d’un film sur le sexe mais sur le vice-président Dick Cheney, qui a dominé la politique US et conseillé plusieurs présidents, dont le fameux George Bush,à la source d’une guerre absurde qui a causé un désastre international. Le réalisateur Adam MacKay, bien connu pour ses comédies avec Will Ferrell, mène la  danse en utilisant tous les procédés du cinéma  actuel, notamment un montage virevoltant qui évoque parfois le clip vidéo, ce qui nuit quelque peu au récit. Qu’importe : les comédiens se révèlent parfaits, Christian Bale, en Cheney, est époustouflant ainsi que Steve Carrell et Amy Adams…McKay quête un peu notre complicité et il l’obtient sans problème.

 Les estivants

Valéria Bruni-Tedeschi nous propose un film dont la recette est un peu usée. On rassemble dans une belle villa, située sur la Côte d’Azur, un échantillon de gens riches ainsi que quelques domestiques bien typés, on mélange tout ça pour épater des jurés fatigués, en oubliant qu’un film se construit et qu’il ne suffit pas d’avoir des références pour réussir ce « potes-pourris » assez consternant. Alors, on affuble le tout d’un titre attirant pour faire auteur et on nous fait le coup du film dans le film. Hélas, les problèmes psychologiques et amoureux des gens riches et caricaturaux n’intéressent plus beaucoup le spectateur à qui on ne la fait plus. Même le casting qui rassemble une foule d’acteurs médiatiques ne fait plus courir les foules. Dommage pour les admirateurs de Valéria qui pleure en riant et réciproquement,ce qui est proprement agaçant…Et surtout ennuyeux. En effet, ce pensum dure plus de deux heures…

Le chant du loup

Antonin Baudry, metteur en scène : «  Action »

Bande son: Glou glou glou.

Fin.

 

À propos de l'auteur

Roger Herzhaft

Roger Herzhaft

Né à Strasbourg, il a exercé la profession d'opticien, passionné depuis toujours par le 7ème Art. Arrivé à Clermont-Ferrand en 1992, il fonde alors le "Cercle des Amis du cinéma" qu'il dirigera jusqu'en 2016,en tant que président. A animé ‌des émissions de télé et radio sur Clermont-Première, Radio Nostalgie et Radio France Bleu Pays d'Auvergne. Il aime en particulier le Western, Hitchcock, Truffaut, Steven Spielberg.

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