L'Essentiel
Ribeyrolles, qui a contribué au développement du rugby féminin en obtenant plusieurs titres avec l'ASM Rugby Féminin et en atteignant la demi-finale de la Coupe du Monde, souhaite apporter son enthousiasme et sa philosophie de jeu axée sur le plaisir, tout en reconnaissant les défis de ce nouveau projet.
Il souligne que la pression est moins forte en tant que sélectionneur qu'à la tête d'un club, et malgré les incertitudes liées à sa candidature, il reste concentré sur le prochain match contre Blagnac, attendu après les annonces concernant sa candidature.
Apporter son expérience
« Cela fait maintenant 10 ans que je suis chez les filles, et je suis fan de leur investissement, de leur travail, que ce soit ici au club, mais dans d’autres également. J’ai envie d’apporter mon expérience, et mes connaissances, d’ancien joueur de haut-niveau (ASM, Aurillac), d’entraîneur (La Rochelle, (accession au Top 14) Espoirs de l’ASM (3titres de champion de France), ASM Rugby Féminin (Champion de France Élite 2, Élite 1, plusieurs années dans le dernier carré, finaliste 2024), à ce public-là pour continuer le développement du rugby féminin au niveau international, et sur l’hexagone également.
Une opportunité qui se présente
« Ce n’est pas un choix pour quitter quelque chose. Aujourd’hui, il y a 2 gros projets qui s’offrent à moi : d’un côté l’ASM Rugby Féminin avec l’équipe que nous avons construit avec Vincent (Fargeas), avec les dirigeants, avec le One ASM que j’ai envie de vivre aussi. Et de l’autre côté, mon cœur balance avec ce projet de l’Équipe de France. Et je sais que quoiqu’il se passe avec la Fédération, je ne serai pas déçu d’avoir tel ou tel projet. Ce n’est pas l’usure avec Romagnat, il n’y a aucune lassitude, c’est juste une opportunité de valoriser 10 années de travail, en passant d’Elite 2 à champion de France, en étant demi-finaliste depuis 5 ans, avec le club. J’ai envie d’apporter quelque chose au rugby féminin.
Des résultats probants
Partout où il est passé, le technicien Clermontois a marqué de son empreinte le palmarès, et le jeu des formations dont il s’est occupé, et qu’il s’occupe encore. « J’ai eu la chance d’avoir de la réussite là où je suis passé. Quand je m’implique dans un projet, j’essaye de voir les choses du meilleur angle possible. Après, ce sera à la commission de juger de mes compétences. » Redonner de l’enthousiasme, du plaisir : « Certes, nous finissons quatrièmes de la Coupe du Monde, mais tout cela manquait d’enthousiasme, malgré un potentiel évident. Il y a des années quand je voyais l’équipe de France jouer, je me levais de mon canapé pour voir un essai de 80 mètres face aux All-Blacks. Aujourd’hui, je vois que cela manque d’engouement derrière le rugby féminin, qui doit être différent de celui des garçons, car il a sa propre particularité. Il faut réussir à garder cet extraordinaire engouement populaire, et orienter le projet de jeu, vers la vitesse, l’évitement. C’est ma philosophie de jeu. Mon objectif quand j’entraîne, c’est que les filles prennent du plaisir sur le terrain, que les gens prennent du plaisir à les voir jouer, et que je prenne du plaisir à les voir évoluer. C’est cela qui fait notre force avec Vincent (Fargeas), ici à Clermont, c’est de permettre aux filles de s’épanouir sur le terrain,et donner une image positive du rugby féminin. C’est un projet d’envergure avec tous les acteurs et actrices de ce rugby féminin à mobiliser, du bas jusqu’en haut.
Gérer la pression
« Il y en avait pas mal à La Rochelle, avec un club qui descendait de Top 14 en Pro D2, et l’attente était importante de la part du public, et des dirigeants. Sur ce poste de sélectionneur, c’est moins, car ce n’est que quelques moments dans l’année. Aujourd’hui en club, avec un match tous les week- ends, la pression est là, en permanence. Ce n’est pas quelque chose qui me dérange, à bientôt 53 ans, j’ai de l’expérience de ce côté-là.
Plein axe sur la réception de Blagnac
« Cette semaine a été un peu perturbée par ces annonces, mais la semaine prochaine, nous ne parlerons plus que du match contre Blagnac. Et nous attendrons fin décembre, début janvier, pour connaître la nomination à ce poste de sélectionneur de l’équipe de France. »












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