Les Clermontois avaient pour objectif de stopper l’hémorragie après trois défaites consécutives. Pourtant, rien n’a tourné en leur faveur lors de cette rencontre, soldée par une lourde défaite 3-0, symbolisant une équipe au bord de la rupture.
Début prometteur, effondrement rapide
Clermont a entamé le match avec une certaine intensité et a su se montrer intéressant durant les 25 premières minutes.
Mais une fois encore, au premier signe d’adversité, les Auvergnats se sont effondrés. Bassouamina pensait pourtant avoir l’opportunité d’ouvrir le score, une première fois alors que son raid seul vers le but a été annulé pour un hors-jeu peu évident et une seconde fois lorsqu’il butta sur le gardien nordiste avant que Saivet ne soit contré in extremis sur le deuxième ballon.
Dunkerque en a profité pour ouvrir la marque peu de temps après sur une frappe dévissée de Courtet, transformée en passe décisive involontaire. Dès lors, Clermont a perdu pied en encaissant un but 2 minutes plus tard et n’a jamais pu relever la tête.
Une défense en perdition
La défense clermontoise, entièrement remaniée avec la blessure de Da Silva et le départ de Jacquet, qui faisait partie des rares points forts de la saison, a une nouvelle fois été prise à défaut, concédant trois buts pour la troisième fois consécutive à l’extérieur.
La lenteur de Koré, déjà coupable lors du match précédent, a offert un but évitable à Dunkerque, illustrant une nouvelle fois les largesses individuelles qui coûtent cher à cette équipe.
Avec 36% de duels aériens gagnés seulement et des erreurs récurrentes, Clermont a affiché des signes inquiétants de fébrilité défensive.
Seule embellie dans ce marasme, la performance de Guivarch dans les buts qui est sans aucun doute le clermontois du match malgré les 3 buts encaissés. Il faut dire qu’il a sauvé l’équipe d’un score bien plus élevé en se montrant tranchant dans ses interventions.
Une attaque sans solution et inattentive
Sur le plan offensif, le Clermont Foot a été totalement inefficace. Encore.
Avec seulement 7 tirs, dont un seul durant une seconde mi-temps qui ressemblait plus à un long chemin de croix qu’à un match de football, l’attaque auvergnate n’a jamais semblé en mesure de trouver la faille.
Le nombre élevé de 5 hors-jeu montre également un manque de coordination dans les mouvements et les choix de passes.
Malgré une possession en début de match, l’équipe s’est progressivement éteinte et n’a jamais montré de signes de révolte face à l’adversité.
Dunkerque – Clermont : Des chiffres révélateurs
Mais au-delà d’être totalement éteint des deux côtés du terrain, c’est bien le collectif clermontois qui a montré un visage inquiétant lors de cette rencontre.
Seuls deux titulaires ont touché plus de 50 ballons (Konaté et Salmier), tandis que cinq joueurs en ont touché moins de 35, dont des éléments clés comme Douane, Magnin, Saivet, Diedhiou et Bassouamina.
Avec seulement 75% de passes réussies contre 89% pour Dunkerque et 3 Clermontois (Salmier, Armougom, Douane) dans le top 5 des pertes de balles, le CF63 a affiché un visage désorganisé, faible techniquement et incapable de rivaliser dans le jeu.

Une remise en question urgente
Cette nouvelle défaite lors de ce Dunkerque – Clermont, laisse les auvergnats à une place de barragiste, avec seulement un point pris lors des cinq derniers matchs.
Le prochain match face à Caen, lanterne rouge du championnat mais avec Michel der Zakarian comme nouvel entraîneur, sera déjà déterminant pour enrayer cette spirale négative qui n’en finit plus d’aspirer ce groupe vers le fond.
Une remise en question individuelle et collective profonde est nécessaire pour éviter une saison catastrophique et une possible relégation en fin de saison.
Car c’est désormais une évidence : si rien ne change rapidement, le CF63 risque de sombrer en National une saison après avoir quitté la Ligue 1.
Voir la conférence de presse de Laurent Batlles













Pour avoir été un compétiteur, on peut perdre un match… mais pas comme l’équipe a pu le faire vendredi dernier.
Ça devient INQUIETANT et le match contre Caen sera révélateur parce qu’en face les joueurs pris individuellement, sont intrinsèquement supérieurs à ceux du CF63.
Enfin, à tout malheur quelque chose est bon : on a en Guivarch’ un solide gardien… et heureusement !