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Tristan Colombet est le PDG de Dom Raider.
Économie Lundi

DomRaider : la start-up clermontoise qui monte

Ces derniers jours, Dom Raider, une start-up installée à la Pardieu, a accueilli de nouveaux développeurs. Un recrutement nécessaire car l’entreprise connaît un essor important. Depuis moins d’un an, elle mise sur la technologie blockchain pour se faire connaître sur le plan international.

Fauteuils et canapés design, borne d’arcade à disposition : on pourrait se croire dans la salle de repos d’une start-up californienne, pourtant nous sommes bel et bien à la Pardieu, chez DomRaider. Cette entreprise née en 2013 est spécialisée dans la récupération de noms de domaine expirés, sur Internet. Elles est très vite parvenue à s’imposer comme un leader européen dans cette activité.

Le pari de la technologie blockchain

Depuis 2017, la start-up clermontoise a amorcé un nouveau virage. Son PDG, Tristan Colombet, raconte ce changement : “Nous avons identifié une opportunité, qui était de pouvoir basculer les ventes aux enchères sur la technologie blockchain, en pleine explosion depuis. 2017 a été un tournant pour nous, car nous sommes montés en compétence et nous avons organisé une des premières levées de fonds en cryptomonnaie de France pour financer ce gros projet de développement”. Pour les non-initiés, la blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations fonctionnant sans véritable organe de contrôle. L’entrepreneur, âgé de 36 ans, à qui l’on doit la création de Prizee, poursuit : “Nous avons lancé une ICO (Initial Coin Offery), une levée de fonds, en septembre 2017 sur une durée d’un mois. Elle nous a permis de vendre la totalité des jetons mis en vente  : 560 millions de DomRaider tokens. Nous avions un objectif de levée de 35 millions d’euros et nous attendons l’aval de l’administration fiscale pour pouvoir annoncer le montant levé in fine”. Ainsi, 75 % des fonds de l’ICO sont venus de l’étranger avec des participants de plus de 115 pays. Cette levée de fonds va servir à financer le développement de l’activité et surtout à lancer le nouveau projet, Auctionity, un réseau dédié aux ventes aux enchères décentralisées. Ce système va permettre aux particuliers et aux professionnels de pouvoir acheter et vendre aux enchères sur Internet sans passer par un quelconque intermédiaire.

Un recrutement toujours en cours

Depuis le début de l’année DomRaider a recruté 18 personnes pour un effectif actuel de 41 personnes. A la fin de l’année l’entreprise comptera 60/70 collaborateurs. Selon le PDG de l’entreprise, “notre mentalité c’est avant tout un esprit d’aventure, être confronté au quotidien à des technologies très nouvelles, porteuses d’avenir où tout reste à défricher. Il y a à la fois un côté très technique et un autre plus aventurier, qui nécessite beaucoup de passion”. La start-up s’inspire des principes de l’entreprise libérée : hiérarchie très à plat, réduction du nombre de réunions et autonomie des collaborateurs. Les espaces conviviaux sont également très soignés. “D’ici un an nous allons déménager et nous avons pousser ce concept encore plus loin, sur 5000 mètres carrés d’espace, avec des endroits conviviaux comme des bornes d’arcade, un billard, un baby-foot, une salle de sport, des espaces pour la sieste, des douches, 4 terrasses” explique Tristan Colombet. Garder son siège à Clermont-Ferrand se révèle plutôt être un avantage car à Paris, en technologie blockchain, la concurrence est féroce. DomRaider peut ainsi fidéliser ses collaborateurs sur place. Des salariés dont la moyenne d’âge est de 31 ans.

À propos de l'auteur

Catherine Lopes

Catherine Lopes

Journaliste diplômée de l’Ecole de Journalisme et de Communication de Marseille, Catherine arrive en Auvergne en 2006 et fait ses armes sur Clermont Première. Après plusieurs années de collaboration,  elle découvre ensuite le monde de la pige et travaille pour plusieurs sociétés de production. Elle écrit aussi pour le web et fait de la radio. Véritable touche à tout, Catherine aime avant tout raconter des histoires.

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