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Martin Pierre et Mathias Bernard / Photo 7 Jours à Clermont
Martin Pierre et Mathias Bernard / Photo 7 Jours à Clermont
Université

Moins de clics, plus de Déclic

L'Université Clermont Auvergne vient de lancer "Déclic", dont le N°1 traite de la vie de l'université en abordant la question de la transition écologique et sociétale. Ce nouveau magazine papier est réalisé à destination du grand public, dont les élèves et les enseignants des lycées.

À contre courant de la tendance du tout numérique, l’Université Clermont Auvergne vient de lancer, à l’occasion du salon Auversup, un nouveau magazine papier nommé Déclic. Cette publication, destinée à un large public dont les élèves et les enseignants des lycées, présente les ressources, les initiatives et les projets de l’Université.

Une approche par thématiques

“On a conçu ce magazine en complémentarité de la communication institutionnelle qui passe par le site web ou les réseaux” explique Mathias Bernard président de l’UCA. “On a souhaité avoir un magazine de fond qui présente à ceux qui ne connaissent pas forcement bien l’université, l’ensemble des ressources et des compétences, que ce soit dans le domaine de la formation, de la recherche mais aussi les initiatives qui peuvent être développées par des étudiants ou les personnels”. Le numéro 1 porte sur la transition écologique et sociétale, qui est une des grandes questions du moment. “Il nous a semblé intéressant de faire ce travail de fond alors que notre communication institutionnelle va plutôt valoriser des actions ou faire connaître des formations. Avec Déclic on peut aborder la place de l’Université à travers une question. Notre volonté est de montrer que l’Université n’est pas un tour d’ivoire, que ce n’est pas un monde académique déconnecté des réalités sociales, politiques, économiques. Nous souhaitons aussi monter pourquoi on veut être une université de la durabilité car cela dépasse les enjeux de l’université en tant que telle, enjeux qui concernent le citoyen, les entreprises, le monde politique et qui vont aussi concerner les professionnels de demain que seront nos futurs étudiants. Avec ce magazine, notre volonté c’est vraiment de donner du sens à ce que nous proposons et à ce que nous faisons au quotidien, d’où l’approche par thématiques” conclut Mathias Bernard.

L’appel à un journaliste indépendant pour la rédaction

L’UCA a demandé à Martin Pierre de l’épauler dans la rédaction de Déclic. Ce journaliste polyvalent est un spécialiste de l’éducation aux médias et de l’information. Il a donc supervisé le travail de rédaction en collaboration avec le service communication de l’UCA. “C’était un défi. On voulait à la fois travailler sur de la vulgarisation, dans le bon sens du terme, c’est à dire sans faire de simplification. On voulait des propos de chercheurs qui soient fidèlement retranscrits et c’est pour cela que l’on une page nommé décryptage, avec des interviews de chercheurs que l’on peut aussi retrouver en audio sur un format 30 minutes via un QR code” explique le journaliste qui est aussi président du Club de la Presse Auvergne. “Moi, j’ai vraiment travaillé sur les angles, sur la manière d’apporter du liant pour tous les sujets mais aussi des sourires. Je crois que cette collaboration est une belle alliance car l’Université a des choses à dire, mais il faut aussi que les gens puissent les entendre. Déclic n’est pas reconnu au titre de la presse mais il y a un travail de journaliste. Le comité de relecture avait toute sa liberté pour la relecture. On est pas dans une relecture scientifique mais les articles sont validés parce qu’on ne peut pas se tromper sur un certain nombres de sujets qui sont plutôt pointus”.

Le choix du papier

“On sait que le papier a un taux de lecture beaucoup plus important que les 2 500 exemplaire qui ont été tirés car un magazine, on peut se le passer, se l’échanger, le consulter et en plus c’est un bel objet” explique Martin Pierre. ” Ce qui est très bien avec les membres de l’équipe de communication de l’UCA, c’est qu’ils ont travaillé sur un super design, sur de l’illustration originale, sur un papier recyclé mais avec un bon grammage. L’intérêt c’est qu’il va vivre dans les amphis, dans les laboratoires de recherches et on va en faire prendre l’habitude de le chercher. Il y aura deux numéros par an, mais il pourra avoir une durabilité qui s’étale sur plusieurs mois, jusqu’au numéro suivant.”
Le N°1 ouvre donc la vie de Déclic et l’équipe attend déjà les retours de tous les lecteurs y compris des étudiants pour ajuster au mieux le contenu et la forme du N°2. Une chose est sûre, le choix du support papier est assumé “Je vais reprendre les mots de David Colon, historien de la propagande et de la presse. Même si on est tous connectés, lorsqu’on lit du papier, il se passe autre chose cognitivement car on se pose, on prend du temps, on a un rapport à la matière. Finalement l’arrivé d’un nouveau titre papier, c’est une vraie belle surprise, même si c’est un outil de communication de la fac” précise Martin Pierre.

Feuilleter Déclic#1 en cliquant ICI

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À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

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