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chaussidou Chatel-Guyon / Photo 7 Jours à Clermont
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Chaussidou, l’autre manière de partager la route

Une chaussées à voie centrale banalisée, aussi appelée chaussidou, est actuellement en cours d'expérimentation entre Mozac et Saint-Hyppolite. Ce type de route redéfinit le partage de la chaussée entre véhicules à moteur et vélos.

Lors de la première étape du Tour de France Femmes 2023, les coureuses ont emprunté la RD 455 entre Mozac et Saint-Hyppolite à côté de Châtel-Guyon. Elles n’ont sans doute pas remarqué ses spécificités, puisque les courses de vélo se déroulent sur route fermée. Mis en place par le conseil départemental du Puy-de-Dôme, ce tronçon est une expérimentation d’un type de route qui révolutionne le partage vélo-automobile. Son nom est chaussidou, contraction de mots chaussée et doux. On l’appelle aussi CVCB, chaussées à voie centrale banalisée. Ce type d’aménagement est très commun dans des pays comme la Hollande, l’Allemagne ou la Suisse, mais en France, il en est encore au stade expérimental.

Rester derrière les cyclistes

Un chaussidou permet de matérialiser un espace pour les cyclistes sur des routes trop étroites pour accueillir des aménagements cyclables classiques. La chaussée est partagée en trois voies : une centrale pour la circulation des véhicules motorisés, à double sens (voitures, camions ou motos) et deux latérales réservées à la circulation des vélos.
Cette configuration impose des règles de circulation bien particulières : les véhicules à moteur doivent circuler sur la voie centrale. Lorsqu’un véhicule arrive en sens inverse, ils se rabattent sur la voie cyclable de droite pour le croiser, avant de revenir au centre. Si un ou des vélo(s) circule(ent) sur cette voie cyclable, les véhicules doivent rester derrière lui, attendre de croiser le véhicule pour le doubler puis reprendre la voie centrale. Dans les virages, les véhicules motorisés n’ont tout simplement pas droit de doubler les cyclistes. Ils ne peuvent le faire que dans les lignes droites.

Rouler au milieu de la route n’est pas naturel

Avec l’idée de booster les déplacements doux, les CVCB sont censées donner de la confiance aux cyclistes en les rendant moins vulnérables. Pour autant, il faudra du temps et beaucoup de pédagogie pour faire évoluer le comportement des automobilistes pour qui rouler au milieu de la route n’est pas naturel. (la photo ci-dessous en atteste). De plus la signalisation n’est pas évidente à comprendre, car même si la vitesse y est limitée à 70 km/h les automobilistes regarderont toujours plus la route que les panneaux.

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