L'Essentiel
Son entraîneur, Vincent Fargeas, souligne son efficacité au contact et sa capacité à soutenir l'équipe, tout en reconnaissant que des améliorations sont nécessaires pour maintenir une dynamique de victoires.
En parallèle de sa passion pour le rugby, Camille jongle avec ses études et apprécie les activités de plein air, tout en restant attachée à ses racines auvergnates et à sa vie en dehors du terrain.
Il n’a pas fallu longtemps pour voir les premiers plaquages dévastateurs de la future ostéopathe faire des ravages dans la défense lyonnaise, et mettre ainsi son équipe dans l’avancée. « Je suis contente d’avoir eu ma place aujourd’hui, et j’espère que j’ai réalisé un bon match », avance très humblement Camille Raoux, jeune troisième ligne.
Une grosse activité
En y regardant de plus près, Camille Raoux a livré une prestation très propre, bonifiant tous les ballons qu’elle a touché. Solide dans les duels, efficiente en touche, efficace dans les plaquages, l’Auvergnate n’a laissé que peu de miettes à son adversaire du jour, lors de sa présence, pendant 60 minutes sur la pelouse du stade Michel Brun, avant de laisser sa place à Mouna Touré. « Nous ne livrons pas un match abouti aujourd’hui, car il y a un peu trop de déchets. Il va vite falloir gommer tout cela si nous voulons continuer dans cette dynamique de victoires », poursuit-elle. « Camille est une fille qui est rude au contact, qui remet souvent son équipe dans le sens de la marche. C’est une fille qui plaque, qui a beaucoup d’activité dans le combat. C’est une joueuse sur qui nous pouvons toujours compter », livre Vincent Fargeas, coentraineur de cette équipe de l’ASM. Championne de France en 2021, avec l’ASM Romagnat, Camille Raoux, sait que la concurrence fait partie du jeu, et se met toujours au service du collectif. « Aujourd’hui, il y avait pas mal de rotations, c’est ce qui fait aussi la force de notre groupe. Nous travaillons avec un groupe élargi, et les filles qui sont entrées pour ce match ont montré que l’on pouvait compter sur elles », poursuit-elle.
Le rugby chevillé au corps
Dans un quotidien bien occupé par ses études à Vichy, Camille Raoux vit également pleinement à fond sa passion pour le rugby. « Mes études à l’école d’ostéopathie à Vichy se passent bien, même si j’ai quand même hâte que tout cela se termine dans un an et demi. Tout cela demande pas mal d’organisation, mais maintenant, j’arrive bien à articuler les études, et le rugby. Il y a un petit moment que tout est en place », précise-t-elle. Arrivée au rugby à l’âge de 9 ans à Drop 63, regroupant des clubs des Ancizes, et des Combrailles, cette jeune troisième ligne n’a jamais quitté le ballon ovale, jusqu’à atteindre le plus haut niveau du rugby féminin français aujourd’hui.
« C’est un copain en primaire qui m’a dit de venir essayer ce sport à Drop 63. J’y suis allée, avec une tenue pas forcément adaptée, mais cela a tout de suite « matché » avec le rugby », raconte-t-elle. Et quand il n’y a pas rugby, Camille s’essaie au paddle, où pratique la course à pieds, car le corps est toujours occupé à bouger, comme elle le souligne. Amoureuse des paysages d’Auvergne, qu’elle aime arpenter à ses temps libres, Camille Raoux est aussi une passionnée de cinéma, activité qu’elle pratique quand elle arrive à s’octroyer un peu de temps, entre deux moments sportifs. Un peu de repos, quelquefois, est le bienvenu pour cette troisième ligne appréciée en Auvergne, par les fidèles de la Yellow Army qui aiment ce genre de joueuses de rugby, faisant preuve de rudesse et d’abnégation dans le combat. Et l’on espère bien la retrouver sur la pelouse du stade Marcel Michelin, le 13 décembre contre Toulon, elle qui fait la fierté de sa contrée Auvergnate.
















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