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Adopter une poule
Offrir une retraite heureuse à une poule
Animaux Initiative

Adoptez une poule !

Il est désormais possible d'adopter une ou plusieurs poules, même en ville. Frédéric Mally met en relation les éleveurs et les particuliers. Pour manger des oeufs frais et offrir une retraite heureuse à une cocotte, il suffit d'installer un poulailler sur sa pelouse.

Troisième génération à élever des poules pondeuses et à commercialiser des œufs, Frédéric Mally a lancé voilà quelques mois l’opération Adoptez une poule. Pour moins de 3 euros, il est possible d’accueillir chez soi une affectueuse cocotte et ses œufs quasi quotidiens. Frédéric Mally aime les poules. Avant sa vie de chef d’entreprise, il en a élevé pendant une vingtaine d’année. Il a donc eu l’idée de mettre en relation les éleveurs qui se débarrassent de leurs poules de réforme et les particuliers qui ont envie d’adopter une cocotte. « Cela permet de réduire les déchets, d’avoir des œufs frais et de participer au développement durable » précise-t-il.

Sauver des poules et recycler les déchets ménagers

« Adoptez une poule est une mesure de bien-être  que nous mettons en place pour offrir à nos poules une vie heureuse chez des particuliers pour un prix de 2 à 3 euros seulement. Elles sont âgées d’environ un an et peuvent offrir encore de bons œufs jusqu’à l’âge de six à huit ans. Il s’agit uniquement de poules élevées en plein air, issues de nos élevages tous situés en Auvergne.  Ce sont des poules nourries aux céréales.» Dans un élevage, lorsque les poules pondeuses produisent moins, des œufs moins bien calibrés, elles sont réformées et envoyées aux abattoirs. Les éleveurs peuvent désormais prévenir Frédéric Mally de la disponibilité de leurs poules. Il se charge de son côté d’informer les candidats à l’adoption. « Je sers uniquement de mise en relation. Les particuliers téléphonent ensuite à l’éleveur et se mettent d’accord avec lui. » Tout le monde ne peut pas accueillir une poule. Il faut un espace adapté. Elles ont besoin de 4 et 5m2/poule de terrain, d’un espace pour se réfugier à l’abri la nuit et d’intimité pour pondre. Elles ont besoin de gratter le sol. Outre picorer de l’herbe, du grain, ces animaux peuvent manger l’équivalent de 150 kg d’épluchures et autres restes végétaux. L’adoption de gallinacées permet de diminuer de 20 à 30 % la quantité de déchets jetés à la poubelle. En échange de quoi, elles seront affectueuses et donneront jusqu’à 200 œufs par an et par poule. Nul doute que poulaillers privés, communautaires, d’écoles voient le jour. Dans un élevage familial, une poule vit en moyenne de 5 à 8 ans.

Choisir l’alternative

Frédéric Mally est convaincu et convainquant : l’urgence climatique et écologique est réelle et chacun doit se retrousser les manches.  Il a repris la société familiale Clos Mally en 2008 et a fait évoluer l’entreprise avec le choix assumé de la production cohérente avec ses convictions. Aujourd’hui, une vingtaine d’éleveurs dans l’Allier et dans les Combrailles livrent leurs œufs chez lui. « Avec 100 % de la production en plein air, en fermier ou en bio, je suis sûr de la qualité de vie des poules. C‘est important de travailler avec de bons éleveurs, une alimentation qui vient le plus possible d’Auvergne... »

Pour adopter une poule : 07.83.64.25.05 ou par mail : adoptezunepoule@leclosmally.com

À propos de l'auteur

Sonia Reyne

Sonia Reyne

Journaliste en Auvergne , elle couvre les thématiques liées à la ruralité, l’environnement, les alternatives sociales, économiques ou agricoles, le numérique et les atouts de la région. Après une longue collaboration avec La Galipote, Sonia est passée par La Gazette de Thiers, La Montagne et d'autres titres locaux. Elle collabore régulièrement aux 4 saisons du Jardin bio ainsi qu'à Village magazine. Présidente du Club de la presse Auvergne, elle préside également l'Union des Clubs de la Presse de France et Francophones.

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