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L'Essentiel
Pour une fois l’organisation interne de la SNCF n’est pas responsable des retards importants qui ont touché la liaison Intercités Clermont-Paris ce vendredi. C’est un vol de câbles sur le secteur de Nogent-le-Vernisson, commune située entre Montargis et Nevers, qui a mis à mal le système de signalisation.
Lorsque celui-ci est défaillant les trains doivent rouler selon une procédure particulière qui génère des retards se répercutant jusqu’au terminus de la ligne. Si il est manifestement assez rapide de sectionner des câbles et de s’en emparer, remettre tout en ordre est plus long pour les agents de la SNCF qui doivent garantir un système sans faille pour la sécurité. Tout a été mis en œuvre pour un retour à la normale sur la ligne ce samedi matin.
Le vol de câbles, un marché très rentable
La SNCF, mais aussi d’autres entreprises comme Orange, sont régulièrement victimes du vol de câbles ces dernières années. Ces câbles sont composés de cuivre, un matériaux dont la valeur a doublé en 10 ans et qui se négocie actuellement entre 9 000 et 10 000 dollars la tonne. Le marché est donc particulièrement florissant pour les auteurs de ces vols qui savent très bien que les réseaux installés sont assez difficile à surveiller compte tenu de leur longueur. Impossible également de connaître le cheminement du cuivre dans la chaîne voleurs-récupérateurs-revendeurs puisqu’une fois la gaine isolante brûlée, toute indication de provenance est détruite.
Les cours continuant à grimper, le vol de câbles ne va sans doute pas s’arrêter dans l’immédiat, même si les systèmes de surveillance progressent. La seule parade efficace sera le changement de technologie, c’est l’une des raisons pour laquelle les opérateurs télécom annoncent la fin de l’Internet ADSL au profit de la fibre optique qui, elle, s’affranchit du cuivre.













Depuis le temps que je milite pour un hyperloop…