Après une année 2025 marquée par des contraintes sanitaires et l’absence des bovins, la 35e édition du Sommet de l’élevage qui vient de se refermer, a célébré le retour complet des animaux dans les halls, insufflant un dynamisme et une ambiance inégalés depuis la création du salon en 1992.
Une dynamique économique et politique majeure
Benoit Delaloy, directeur du salon, et Jacques Chazalet, président, saluent un franchissement de cap. Rassemblant 1 814 exposants et proposant plus de 200 conférences, le salon a fait vibrer la filière autour des concours nationaux des races Limousine, Jersiaise et Bizet. Trois nouvelles Agoras — consacrées au machinisme agricole, à la santé animale, ainsi qu’à la transmission et l’installation — ont enrichi les échanges professionnels.
L’événement a également affirmé sa portée institutionnelle avec la présence d’Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, la visite de nombreux candidats à la prochaine élection présidentielle et de l’ éditorialiste et essayiste Natacha Polony. L’attrait international reste tout aussi fort, accueillant plus de 6 500 visiteurs venus de 100 pays différents.
Une immersion urbaine inédite avec Pâture
À l’occasion de l’Année internationale du pastoralisme, le salon s’est invité au cœur de Clermont, sur la place de Jaude. L’initiative Pâture menée par l’APRAMAC (Association pour la Promotion des Races Allaitantes dans le Massif central) a séduit près de 25 000 visiteurs. Entre déambulations de troupes d’ovins, animations pédagogiques et événements festifs comme la Fashion Cow, cette immersion urbaine a permis de recréer du lien direct et authentique entre le grand public et les acteurs de l’élevage herbager du Massif central.
Cette événement a permi de connecter le grand public à la manifestation qui est avant tout professionnelle et d’illustrer le quotidien d’une filière. Pour le président du Sommet de l’élevage, les moments de revendication ne sont pas toujours très efficaces et cette manifestation avait pour but de permettre de réaffirmer le pouvoir du consommateur. “Je sais que le consommateur est attiré par les distributeurs qui font la promotion des prix bas. C’est le premier critère, mais il faut penser que ce n’est pas le seul critère. Il y a des critères environnementaux, de santé, de maintien de la production, de sécurité alimentaire, sécurité sanitaire et d’approvisionnement… Et ces enjeux-là sont dans les mains du consommateur”.
Un rendez-vous déjà pris pour 2027
La 35e édition s’impose comme une réussite absolue et les organisateurs regardent déjà en direction de 2027 donnant rendez-vous du 5 au 8 octobre 2027 pour la 36e édition, qui mettra à l’honneur les concours nationaux des races Aubrac et Prim’Holstein.







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