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L'Essentiel
Les retards de financement touchent particulièrement les aides destinées à lutter contre les violences faites aux femmes, menaçant la mission d'intérêt général de ces associations qui accueillent plus de 1 000 femmes par an.
La Fédération nationale des CIDFF signale déjà une trentaine de suppressions de postes et prévoit jusqu'à 70 suppressions supplémentaires, tandis que 25 associations ont dû réduire leurs services juridiques, notamment dans les zones rurales.
Les CIDFF, Centre d’information sur les droits des femmes et des familles sont actuellement en situation de crise financière.
Celui du Puy-de-Dôme, installé à Clermont, n’échappe pas à la règle. Depuis l’adoption du projet de loi de finances pour 2025, les crédits que l’État s’est engagé à verser, pour financer les associations qui œuvrent dans le champ de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les violences, n’ont toujours pas été virés sur les comptes des structures.
Une grande partie des subventions, dont la compensation financière de la Prime Ségur obtenue par le vote d’un amendement sénatorial, le 22 janvier dernier, n’ont ainsi pas été versées aux associations, ce qui les met en péril.
Face à cette situation totalement inédite les CIDFF dont celui du Puy-de-Dôme, resterons fermés les 23, 24 et 25 juin 2025 et le personnel restera mobilisé durant toute la semaine, dans l’espoir d’obtenir le versement rapide des sommes prévues.
Un accueil téléphonique restera néanmoins disponible pour les femmes victimes de violences.
Déjà une trentaine de postes supprimés
Le CIDFF du Puy-de-Dôme informe et accompagne plus de 1 000 femmes chaque année, dont 40 % de victimes de violences, dans un cadre d’un accueil confidentiel et gratuit. Cette mission d’intérêt général, confiées par l’État, est sévèrement menacées par le retard de versement des subventions, alors que le nombre de femmes qui s’adressent au CIDFF augmente chaque année.
La Fédération nationale des CIDFF attend avec impatience le versement des subventions, car elle a déjà relevé une trentaine de suppressions de postes depuis le mois de janvier 2025. Elle anticipe dans les prochains mois la suppression de 70 postes dans le réseau des CIDFF. 25 associations départementales, soit ¼ du réseau, ont déjà fermé des permanences juridiques, notamment en milieu rural.











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