Les amateurs de la production récente de Maranello placent souvent la Ferrari F40 au cœur du Panthéon automobile. Mais cette automobile, aussi iconique soit-elle, vient de prendre un sacré coup de vieux à l’annonce de l’arrivée de sa descendante : la F80. Avec un gros moteur V6 bi-turbo de 3 litres de cylindrée et une hybridation façon Formule 1, cette supercar annonce des performances hors du commun, qui font d’elle, la Ferrari la plus puissante de l’histoire. 1 200 cv et le 0 à 100 km/h abattu en 2,15 secondes.
Produite à partir de 2025 en nombre limité, 799 exemplaires seulement, cette automobile roulera à sa sortie d’usine sur des pneus Michelin, manufacturier choisi par l’entreprise italienne pour la première monte.
Sur cette nouvelle Ferrari, les pneus avant sont de dimension « classique », 285 x 30 R 20, mais à l’arrière on passe dans un autre monde, avec du 345 x 30 R21. Cette dimension hors norme et les hautes performances ont contraint l’entreprise clermontoise à mettre au point un pneu exclusif, marqué K1, inspiré de sa gamme Pilot Sport Cup 2 R.
Le K1 de la F80, développé à Ladoux, produit aux Gravanches
Dans les locaux clermontois de Ladoux, les ingénieurs Michelin sont partis de zéro et ont développé un pneu qui repousse toutes les limites de performance pure sur sol sec. Il est le plus large jamais produit par Michelin pour Ferrari et il se dit que c’est aussi le meilleur. Le K1 a été développé en à peine 15 mois en faisant appel à de nouvelles technologies venues du sport automobile et des procédés inédits. L’entreprise clermontoise a utilisé sa puissance numérique pour développer des modélisations capables de simuler les situations d’usage les plus extrêmes. Les algorithmes utilisés, brevetés et protégés par cryptage, sont considérés comme les plus avancés au monde grâce à la recherche virtuelle. En parallèle, Michelin a opéré un programme de développement industriel qui a permis de déterminer et d’optimiser le processus de fabrication. Les pneus dédiés à la Ferrari F80 sont fabriqués à Clermont dans l’usine des Gravanches selon un procédé unique au monde nommé C3M qui permet une production avec une précision d’un dixième de millimètre. L’entreprise parle de “haute couture” et prouve, une fois de plus, sa capacité à innover, ce qu’elle n’a d’ailleurs jamais cessé de faire depuis sa création, offrant à Clermont le titre de capitale du pneu.







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