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L'Essentiel
Malgré quelques occasions, comme les montants touchés par Adrien Hunou et un but refusé, Clermont a affiché un xG très faible de 0,42, indiquant une incapacité à se montrer dangereux dans le dernier tiers.
La défense de Clermont, bien que sauvé par Guivarch avec des arrêts clés, a montré des signes de fébrilité, tandis que l'équipe doit rapidement améliorer son intensité et son engagement pour éviter une saison difficile.
Après une première sortie poussive à Dunkerque (2-2), les Auvergnats avaient à cœur de livrer une prestation plus rassurante devant leur public. Le contenu s’est un peu amélioré sur la première partie du match, mais les doutes persistent, notamment dans l’animation offensive.
Clermont voulait faire oublier un premier match mal maîtrisé à Dunkerque. Mais à domicile, face à une équipe de Troyes tout aussi moribonde depuis sa relégation, les Clermontois n’ont pas vraiment su saisir l’occasion.
Pourtant, tout avait plutôt bien commencé : au fil de la première période, le CF63 a su prendre l’ascendant, se montrant plus entreprenant. Adrien Hunou a même trouvé la transversale, puis le poteau, dans un premier acte plutôt encourageant bien que peu emballant.
Mais à l’image d’un but inscrit par Fakili dans le temps additionnel – injustement refusé pour un hors-jeu de position d’Hunou –, la réussite n’était pas du côté des locaux, encore très limités offensivement.
Peu de tirs, peu d’entrées dans la surface, peu d’allant
Avec un xG de seulement 0,42 (contre 0,77 pour Troyes), Clermont confirme ses énormes difficultés à exister dans les 30 derniers mètres.
Les Auvergnats n’ont frappé que 4 fois, touché seulement 6 ballons dans la surface adverse (contre 25 pour Troyes), et n’ont réussi à se procurer que 2 occasions sur l’ensemble de la rencontre. C’est peu. Trop peu pour une équipe qui prétend jouer un rôle plus actif cette saison que la saison dernière.
Les 2 montants touchés et le but refusé pourraient donner une illusion de malchance, mais ils masquent mal la pauvreté globale de la production offensive.
Une défense fébrile, mais sauvée par Guivarch
S’il fallait un point positif, c’est bien la clean sheet.
À défaut d’avoir été véritablement solide, Clermont s’est appuyé sur un bon Guivarch en seconde période, auteur de deux parades importantes qui permettent au CF63 de repartir avec un point.
Car Troyes, inoffensif en première période, a clairement repris le dessus au retour des vestiaires.
Le momentum du match en atteste : Clermont s’est éteint après la pause, et la physionomie de la rencontre a basculé en faveur des visiteurs.
La possession est restée globalement équilibrée (53 % pour Clermont), mais la répartition des zones d’activité parle d’elle-même : seulement 24 % du temps passé dans le tiers de terrain adverse côté clermontois.
Clermont – ESTAC : Un déficit d’impact et de rythme
Le constat est encore plus alarmant dans les duels.
Clermont n’a remporté que 41 % de ses duels, avec un taux catastrophique dans le jeu aérien (28 % de duels gagnés).
Ce manque d’intensité et de combativité résume le mal profond de cette équipe : une incapacité chronique à peser physiquement sur l’adversaire, à faire des différences individuelles et à imposer un rythme suffisant pour bousculer le bloc adverse.
La carte des positions moyennes, elle, met à nouveau en lumière la mauvaise gestion de l’axe central au milieu, où les Clermontois ont souvent été trop éloignés les uns des autres pour combiner efficacement.
Un Fakili prometteur, mais trop de carences persistantes
Sur le plan individuel, les rares satisfactions sont à chercher du côté de Guivarch, auteur de deux arrêts déterminants, de Hunou, qui a manqué de réussite, mais s’est montré plus mobile et impliqué que lors de la première journée, et de Fakili, dont l’entrée a dynamisé le front de l’attaque.
À l’inverse, les prestations de Diedhiou, Diop, Coulibaly ou Bamba posent question.
Aucun n’a réussi à créer de véritables décalages.
Diedhiou n’a gagné qu’un seul de ses dix duels, Coulibaly et Diop ont une nouvelle fois déçu à droite, et même Boto, malgré quelques bonnes interventions défensives, n’a pas su apporter de liant.
Trop de ballons perdus, trop de relances stériles et une faiblesse criante sur les phases arrêtées : les lacunes vues à Dunkerque se confirment.
La route est encore longue
Ce second match nul consécutif n’est pas catastrophique sur le plan comptable, mais il n’a rien de rassurant dans le contenu.
Le Clermont Foot 63 montre de légers progrès dans certains domaines, notamment en première mi-temps, mais reste globalement inoffensif et en difficulté dès que le rythme s’élève.
Avec seulement deux points en deux journées et un seul but inscrit dans le jeu (sur une erreur de relance adverse), les Clermontois vont devoir très vite hausser leur niveau sous peine de voir le spectre d’une nouvelle saison galère se rapprocher.
La réception des Grenoblois en fin de semaine prochaine devra marquer un tournant. Car pour l’instant, Clermont est encore loin du compte.
Clermont – ESTAC : La Réaction de Sébastien Mazeyrat
Le meme de la journée 2















Je retiens principalement que seulement 4 620 personnes se sont rendues au Montpied pour cette rencontre alors que tout était réuni pour :
– célébrer ce premier match à domicile de la saison 2025/2026
– (re)découvrir l’équipe type du duo Sébastien Mazeyrat et Grégory Proment
– encourager l’équipe une soirée d’août
– profiter de conditions météorogiques idéales → températures un peu chaudes pour les acteurs présents sur la pelouse !
Cela laisse à penser qu’il y aurait encore moins de spectateurs si les résultats n’étaient pas au rendez-vous. Je suis impatient que l’extension du stade soit terminée et surtout homologuée par les instances du football, mais ma question est la suivante : quelle image le club va-t-il renvoyer de jouer dans un stade au 3/4 vide ?