L’équipe de la Rose, diablement clinique, s’offre un nouveau Tournoi des 6 Nations, et un nouveau Grand Chelem.
Des Anglaises pragmatiques
Malgré un début de match où l’envie d’entreprendre côté tricolore est récompensée par un superbe essai de Pauline Bourdon-Sansus, après une percée de Léa Murie et un relais de Léa Champon, les Anglaises reviennent dans le match sans s’affoler. Et c’est ce qui fait la force de ces championnes du monde, qui vous font croire qu’elles sont dépassées avant de placer des contres assassins en se nourrissant des fautes adverses. En première période, les Françaises mettent du rythme et de l’intensité, à l’image d’Ambre Mwayembe, Siobhan Soqeta, Léa Champon, mais se font punir sur le moindre ballon rendu. Quelques munitions égarées en touche, des passes après contact pas forcément nécessaires, et voilà les Britanniques qui inscrivent 4 essais dans cette première mi-temps. Avec des joueuses du calibre d’Ellie Kildunne, de la numéro 10 Zoé Harrison, de l’ailière Jessica Breach, et d’un pack toujours aussi redoutable, il aurait fallu faire le match parfait pour remporter cette rencontre. À la mi-temps, le score est de 26 à 7 pour les Anglaises.
Des Françaises renversantes
Tenant beaucoup mieux le ballon en début de seconde période, les protégées de François Ratier mettent à mal la défense anglaise et reviennent à 29-21 à l’heure de jeu, grâce à 2 essais successifs d’Anaïs Grando (son 5e du tournoi) et de l’expérimentée Pauline Bourdon-Sansus. « Nous tenions à tenir le ballon en seconde période, et à mettre à mal cette défense anglaise, par des libérations de ballons propres », souligne François Ratier à la fin du match. Le Matmut Stadium se met alors à croire au miracle, mais les Anglaises, si elles se font contrer sur les ballons portés, montrent qu’elles possèdent d’autres armes dans leur sac pour aller chercher des essais en bout de ligne. Le score est lourd à 5 minutes du terme (21-43), avant que Rose Bernadou ne réduise l’écart en toute fin de match (28-43), après une transformation de Carla Arbez. Il reste donc encore du travail à fournir pour François Ratier et son staff, dont le projet de jeu, plus que séduisant, ne demande qu’à se mettre progressivement en place. Avec l’aide des clubs et des coachs d’Élite 1, nul doute que tout ce labeur va porter rapidement ses fruits. Et quand on voit le réservoir des jeunes derrière qui marchent sur tout le monde, la ferveur populaire observée, nul doute que les choses vont forcément s’inverser.
Bilan 6 Nations positif pour les joueuses de l’ASM
Côté auvergnat, le bilan est positif pour les 5 joueuses de l’ASM Rugby Féminin, et notamment pour les 2 néophytes Anaïs Grando et Mathilde Lazarko qui, pour leur premier tournoi, se sont révélées au grand public. Assia Khalfaoui et Yllana Brosseau, habituées au maillot bleu, n’ont pas failli dans leurs tâches respectives. Sanctionnée d’un carton jaune 2 minutes après son entrée contre l’Angleterre pour un plaquage haut, Alexandra Chambon a connu un après-midi plus compliqué, mais qui ne remet pas en question son excellent tournoi, toujours prête à suppléer l’immense Pauline Bourdon-Sansus.












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