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Julien Bony / Photo 7 Jours à Clermont
Julien Bony / Photo 7 Jours à Clermont
Politique

Julien Bony : de la clinique Marivaux à la mairie de Clermont

Du quartier Saint-Jacques à la mairie, retour sur le parcours de Julien Bony, l'homme qui a mis un terme à plus de 80 ans d'hégémonie socialiste à Clermont.

Julien Bony, nouveau maire de Clermont, est né en 1979, il y a 46 ans, à la maternité de la clinique Marivaux, devenue depuis l’EHPAD des Neuf Soleils (établissement qui fut le dernier domicile de l’écrivain Jean Anglade). C’est juste à côté, dans le quartier Saint-Jacques, qu’il passe son enfance au sein d’une famille qui n’a aucun lien de parenté avec l’autre famille Bony où l’on est vendeur de voitures de père en fils.

Le père de Julien Bony est ouvrier chez Michelin ; sa mère reste à la maison pour élever leurs trois garçons dont il est le cadet. Les Bony vivent modestement dans ce quartier populaire de la ville, ancien faubourg où l’on respirait mieux qu’à côté des usines de la manufacture de pneus. Saint-Jacques reste encore aujourd’hui “son” quartier et il y est toujours impliqué au sein du milieu associatif.

Baccalauréat en poche, Julien Bony poursuit ses études dans le secteur de l’hôtellerie-restauration où il entame sa vie professionnelle. Il bifurque finalement pour prendre un emploi de délégué pharmaceutique. Pendant 15 années, il visite les pharmacies pour présenter des produits d’automédication ou de prescription. Il y a encore quelques jours, il travaillait comme cadre commercial dans le secteur dentaire.

Formé aux côtés de Jean-Pierre Brenas

À 28 ans à peine, en 2007, Julien Bony s’engage en politique. On le retrouve directeur de campagne auprès du candidat Les Républicains, Jean-Pierre Brenas, lors des élections municipales de 2014 et 2020. Tous deux sont persuadés qu’il est possible d’imposer l’alternance dans cette ville qui tourne au socialisme depuis la Libération. Pour ces deux mandats emportés par Olivier Bianchi, ils doivent se contenter d’être des élus d’opposition. En 2023, Jean-Pierre Brenas annonce qu’il ne souhaite pas s’engager dans la bataille de 2026, préférant se concentrer sur son mandat d’élu régional. Il passe alors le témoin à Julien Bony et lui laisse la présidence des deux groupes “Avenir Républicain” et “Indépendant et Républicain”. L’enfant de Saint-Jacques devient alors le chef de file de la droite clermontoise, prêt à partir en campagne pour 2026. En 2023, il a déjà les bases de son programme avec trois thèmes de prédilection : la sécurité, la gestion des dépenses publiques et la densification de la ville (lire notre article du 15 septembre 2023).

Adoubé par Brice Hortefeux

Au printemps 2025, la fédération LR du Puy-de-Dôme annonce officiellement la candidature de Julien Bony à l’élection de mars 2026 pour la mairie de Clermont. Mais avant l’annonce, il faut régler des choses en interne. Si la candidature de Julien Bony paraît naturelle et légitime, un autre prétendant est entré dans le jeu. Sébastien Galpier, lui aussi LR, lorgne du côté de la mairie de Clermont après avoir décroché le canton 5 aux élections départementales et la vice-présidence du Puy-de-Dôme. Brice Hortefeux, président LR 63, fait en sorte que les deux hommes se parlent et confirme un duo avec Julien Bony tête de liste. Ce dernier pressent rapidement que sans union de la droite et du centre, battre Olivier Bianchi n’est pas possible. L’ouverture au camp macroniste ne convient pas du tout à Sébastien Galpier qui jette l’éponge et cesse son soutien en évoquant des dérives au sein de son parti et des “querelles de caniveau”.

Julien Bony tient malgré tout la barre et maintient sa stratégie d’ouverture. Au soir du 22 mars 2026, elle se révèle gagnante. Même en refusant la main tendue du RN, il devient l’homme qui a mis fin à 82 ans de socialisme à Clermont.

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À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

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