Une ville n’est pas une addition de compétences, ni une succession de chantiers. C’est une manière de vivre ensemble. Clermont-Ferrand traverse une période de transition où le lien collectif demande à être consolidé. Une ville ne tient pas seulement par ses décisions administratives : elle repose sur la confiance entre celles et ceux qui la partagent. Cette confiance doit être entretenue avec méthode, exigence et respect.
Retisser le commun
Nous croyons à une ville où la décision ne descend pas d’en haut mais circule. Non pas une démocratie d’affichage, mais une démocratie de travail : conventions citoyennes sur les sujets structurants, forums économiques, comités d’arrondissement, débats réels en conseil municipal. Gouverner, ce n’est pas imposer ; c’est organiser l’intelligence collective.
L’expérience récente l’a montré : lorsque la concertation est absente, la ville devient dure.
Des aménagements mal pensés, des trottoirs impraticables, des espaces conçus sans ceux qui les vivent. L’accessibilité, notamment pour les personnes en situation de handicap, n’est pas une question sectorielle : elle révèle notre capacité à penser la ville pour tous. Une ville juste est une ville anticipée.
Protéger sans opposer
Une cité ne tient pas sans sécurité. La sécurité n’est ni un slogan ni une surenchère : elle est une condition de la liberté. Le maire dispose de leviers concrets que nous utiliserons pleinement, en réunissant régulièrement les acteurs concernés – forces de l’État, justice, prévention, monde associatif – afin d’agir de manière coordonnée et efficace.
Mais protéger ne signifie pas stigmatiser. Cela signifie prévenir, éduquer, structurer. Une police municipale organisée et présente, oui. Un Centre de Supervision Urbain efficace, oui.
Mais aussi un travail constant avec les associations, l’Éducation nationale, les commerçants, les acteurs sociaux. L’autorité sans prévention est aveugle ; la prévention sans autorité est impuissante.
Habiter la ville
Clermont doit redevenir fertile économiquement. Un forum économique métropolitain indépendant et une conciergerie simplifieront réellement l’installation des entreprises et des commerces. La ville doit faciliter, pas freiner. Chaque euro investi doit produire de la valeur ici.
Habiter, c’est aussi pouvoir se déplacer sans être assigné à résidence. Nous respectons toutes les mobilités : piétons, cyclistes, automobilistes, professionnels. La sécurité des plus vulnérables — marcheurs, enfants, personnes en situation de handicap, seniors — sera renforcée. Mais nous corrigerons aussi les excès : ZTL mal calibrées, sens uniques incohérents, circulation rendue inutilement complexe. Une ville écologique n’est pas une ville punitive ; elle est une ville fluide, lisible et équilibrée.
Habiter, enfin, c’est prendre soin du vivant. Créer des espaces de fraîcheur, des jardins nourriciers, améliorer concrètement le bien-être animal et la qualité de nos espaces publics : une ville ne se mesure pas seulement à ses infrastructures, mais à l’attention qu’elle porte à la vie qui l’habite.
Le Réveil Clermontois (ndlr : tête de liste Yannick Cartailler) ne propose pas une accumulation de mesures. Nous proposons une manière d’être ville : exigeante mais apaisée, protectrice mais ouverte, collective mais responsable. Une ville qui choisit la responsabilité plutôt que la posture, l’action plutôt que le commentaire, une ville qui se construit












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