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Julien Bony à son arrivée à la Mairie de Clermont après l'annonce des résultats définitifs du second tour Photo 7 Jours à Clermont
Julien Bony à la Mairie de Clermont, le 22 mars / Photo 7 Jours à Clermont
Politique

Julien Bony, nouveau maire de Clermont : première interview à chaud

Julien Bony, tête de liste Droite-Centre-Société civile est le nouveau maire de Clermont. Son élection au second tour met fin à une très longue période socialiste débutée au lendemain de la seconde guerre mondiale.

Julien Bony, (LR), tête de liste Droite, Centre et Société civile a conquis la mairie de Clermont mettant fin à une longue séquence socialiste débutée en 1944 par Gabriel Montpied. 50,90% des votant lui ont donné leur voix, contre 45,45% à Olivier Bianchi, maire sortant (PS) et 3,64% à Antoine Darbois (RN). Le taux de participation  s’est établi à 56,72% soit 76 778 électeurs.
Première interview après l’annonce des résultats définitifs.

Nous mesurons l’ampleur du travail qui nous attend

Une première réaction sur le résultat de ce second tour ?
Julien Bony : Je m’attendais à un résultat assez serré. Finalement, ça l’est… ça l’est moins que ce que laissait entrevoir la première tendance. Je suis très satisfait du résultat. C’est une immense fierté, mais c’est aussi un résultat qui m’oblige personnellement et l’ensemble de l’équipe qui m’a accompagné. Nous mesurons l’ampleur du travail qui nous attend. Nous avons pris des engagements, donc nous allons tout mettre en œuvre pour tenir nos promesses.

Vous sortez vainqueur : de quoi êtes-vous le plus fier ?
J.B : Ce dont je suis le plus fier, c’est d’avoir gagné sans être tombé dans la compromission, sans qu’on ait renié nos valeurs, nos convictions collectivement. Nous avons porté un projet qui n’a pas varié de la première à la dernière ligne, du premier jour au dernier, rien n’a varié, ni le projet, ni l’équipe. Tout le monde a fait de la tambouille dans cet entre-deux-tours, nous nous sommes restés droits, constants, et je crois que les électeurs ont salué aussi cette constance.

Pensez-vous que les électeurs n’ont pas bien compris cette alliance de la gauche ?
J.B : Oui, on l’a senti dans l’entre-deux-tours parce qu’on a fait une campagne de terrain. Et pendant que nos adversaires faisaient une campagne “anti”, simplement pour faire barrage en nous diabolisant, en véhiculant des caricatures, des contre-vérités, je crois que ça a eu finalement l’effet inverse. Et on a beaucoup d’électeurs de la gauche modérée, notamment des électeurs socialistes qui n’ont absolument pas adhéré à cette stratégie du maire sortant et qui ont reconnu en nous, une certaine clarté, une certaine constance, une certaine honnêteté aussi.

Julien Bony promet d’être le maire de tous les Clermontois

Le RN a sérieusement dévissé, avez-vous le sentiment d’avoir récupéré des voix d’Antoine Darbois ?
Julien Bony : Naturellement, mais pas que du RN. On a aussi récupéré des abstentionnistes qui ne s’étaient pas manifestés au premier tour. On a récupéré aussi des électeurs de la liste de Yannick Cartayrade. Donc en réalité ce n’est pas uniquement des voix du RN, c’est un certain nombre de Clermontois, une majorité très nette, très franche, je le disais, aussi des électeurs socialistes.
Donc je serai le maire de tous les Clermontois, pas simplement des électeurs de droite, des électeurs de l’extrême droite ou des électeurs de la gauche. On a une majorité de Clermontois qui s’est rassemblée derrière notre projet, derrière notre candidature. Et donc je crois qu’il est de notre devoir d’être une équipe au travail pour l’ensemble des Clermontois.

Avez le sentiment d’avoir réalisé quelque chose d’historique à Clermont ?
J.B : Oui, évidemment. Mais je crois que ce n’est pas une satisfaction personnelle. Bien sûr, on est bien conscient que cette victoire est historique puisqu’il n’y avait pas eu d’alternance depuis plus de 80 ans. Donc évidemment. Mais je crois que c’est surtout une satisfaction collective d’avoir réussi à faire passer ce message auprès des Clermontois et des Clermontoises. On a mesuré pendant toute cette campagne les attentes. Et donc aujourd’hui ce qui nous oblige, c’est de se mettre très rapidement au travail pour obtenir les résultats que les électeurs souhaitent.

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À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

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