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Les ados, grands enfants ou jeunes adultes ?…

La porte a claqué sur votre ado en colère, coupant au vol sa dernière réplique lapidaire : « vous me prenez vraiment pour un(e) gamin(e) ! ». Le nez dans l'assiette, vous vous culpabilisez un tantinet, vous le faites tellement bien... Allons, ils ont peut-être raison, vous les couvez sans doute un peu trop, et il est temps de leur donner de nouvelles responsabilités d'adultes.

C’est vrai, ils ont bien grandi, et vous pouvez désormais compter sur eux pour se prendre en charge sur un certain nombre de choses du quotidien. D’ailleurs, avez-vous remarqué comme ils sont de nouveau affables et gentils dès que vous leur laissez un peu d’espace et de liberté ? Comment ça, vous risquez de le regretter ?… Non, il suffit d’être lucide sur leurs capacités d’évolution et ne pas oublier de décompresser à chaque palier. N’oubliez pas qu’hier encore, ils étaient des enfants. Et qu’ils le sont encore quelquefois…

Quand ils croient encore au Père Noël

Ou aux fées, sortilèges et autres bienfaits des dieux… Quand il pense naïvement que les 200 euros d’achat de VOD vont passer inaperçus, ou quand il vous persuade que les pupilles dilatées c’est normal, il rentre de boîte, et avec les lumières stroboscopiques… Et que non, la petite – enfin tout est affaire de point de vue – rayure sur le nouveau 4X4 de papa, elle n’y était pas quand il est rentré – très bruyamment – cette nuit. Et que vous êtes d’une mauvaise foi crasse pour ne pas admettre qu’un chauffard ivre a traversé le lotissement entre six heure quinze et sept heures, heure à laquelle papa est sorti pour son footing… Une petite révision de Pinocchio s’impose dans les plus brefs délais. Ils ont dû louper un chapitre !

Quand ils ont mal au ventre, à la tête, au dos…

Ou des insomnies, des crampes dans le poignet et autres « boboados » … Et qu’elle attende minuit pour vous appeler au secours, pharmacie perso dévalisée et officine close. Quand elle a lu sur internet que cette douleur dans la hanche pouvait être signe d’un mal gravissime, mais que bien sûr vous vous en foutez…  Ou qu’elle débarque, l’œil en berne et le cheveu triste… et finit par vous demander, la mine fiévreuse, un jambon-purée bien mouliné ou une assiette de Blédine ! Dans le pire des cas, elle est prête à utiliser les grands moyens, et jouer avec votre cœur de mère dont elle connaît toute la fragilité. Si vous ne savez pas encore que « malaise vagal » signifie léger étourdissement et que « fièvre de cheval » dépasse rarement 38°2 en fin de soirée, préparez-vous à de longues heures d’angoisse en attendant le médecin de garde, pour vous entendre dire à l’arrivée qu’il s’agit d’une gueule de bois carabinée… Bon, on reprend à la base. Mon(a) chéri(e), sur une échelle de 1 à 10, tu as mal comment ? On enlève dix, on retient 3, et on rassure…

 

Retrouvez aussi  la chronique « Ados ou pas? » de Caroline Abramovitch.

 

À propos de l'auteur

Caroline Abramovitch

Caroline Abramovitch

Clermontoise d’origine, ayant usé ses jeans sur les bancs de l’Ecole de Commerce, elle quitte la région en 1985. Longtemps exilée en Haute-Savoie, elle commence par enseigner le marketing et la vente avant de renouer avec sa passion de l’écriture, en devenant journaliste pendant quinze ans dans un magazine féminin régional sur les deux Savoie et Genève. De retour en Auvergne depuis 2010, elle partage son temps entre l’accompagnement d’enfants en situation de handicap, la pratique de la réflexologie et l’écriture.

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