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Au secours, mon ado est amoureu(x)se! ! !

Çà,on s’y attendait depuis un moment. Mais vrai, on n’aurait pas cru que les amours de nos ados étaient si violentes, mouvementées, compliquées… C’est à croire que la mémoire du cœur est parfois infidèle, qui nous fait oublier les émois et tourments traversés à leur âge…

Bon pour celles qui ont besoin d’une leçon de rattrapage, soit qu’elles aient loupé un épisode, soit qu’elles n’aient jamais été amoureuses, voici un petit manuel à l’usage des mères d’ados amoureux.

Les signes avant coureurs

Elle : écoute en boucle une ou deux chansons sur lesquelles elle rêve, les yeux au ciel.

Lui : passe une heure chaque matin dans la salle de bains.

Elle : passe la nuit au téléphone avec sa copine Hortense et se lève – selon la teneur des discussions – l’air béat ou les yeux rouges.

Lui : accepte de vider le lave-vaisselle sans hurler, ni entrechoquer rageusement votre précieuse porcelaine.

Elle : passe une heure chaque matin devant sa garde-robe, avec l’air désespéré d’une Cendrillon moderne.

Lui : sent tellement « bon » qu’on le suivrait presque à la trace, et qu’on sait donc qu’il a traîtreusement emprunté du parfum à son père.

La Honeymoon

Elle : vous demande une rallonge d’argent de poche, parce qu’elle est vraiment la SEULE de la classe à avoir un « salaire filial » aussi minable.

Lui : ne vous demande surtout rien, terrorisé qu’il est de devoir répondre à vos questions.

Elle : a énormément de devoirs, d’exposés, de recherches … qui nécessitent sa présence constante chez Hortense (cette dernière ayant pour mission de faire un rapide transfert d’appel si par hasard vous l’appeliez).

Lui : a beaucoup d’entraînements de foot, vient de s’inscrire au club théâtre, préfère travailler les maths avec Arthur (voir ci-dessus).

Elle : passe le début février dans un état quasi extatique, fait des messes basses avec Hortense, feuillette des catalogues, teste son frère avec des questions de Lorraine (en gros sabots), et chantonne au réveil.

Lui : complote étrangement avec sa sœur vers la mi-février, et les quelques mots – fleurs, bijoux, peluche…- que vous surprenez dans leurs conciliabules ne lassent pas de vous étonner.

La rupture

Elle : écoute en boucle une ou deux chansons très très tristes sur lesquelles elle pleure, les yeux dans le vague.

Lui : n’utilise plus du tout la salle de bains, et se laisse pousser des dreadlocks du plus malheureux effet.

Elle : la joue volontiers tragédie grecque, pleureuses et complots de vengeance compris.

Lui : serre tellement fort les mâchoires que vous l’emmenez sur-le-champ consulter l’orthodontiste.

La liste de symptômes n’est certes pas exhaustive, et vous pourrez aisément glaner autour de vous d’autres précieuses informations sur le sujet. Allez, tout cela n’a qu’un temps, et puis souvenez-vous, le cœur qui explose dans la poitrine, la douleur exquise de l’attente, la violence des sentiments. Vos plus beaux souvenirs… mais sûrement pas ceux de vos parents ! ! !

À propos de l'auteur

Caroline Abramovitch

Caroline Abramovitch

Clermontoise d’origine, ayant usé ses jeans sur les bancs de l’Ecole de Commerce, elle quitte la région en 1985. Longtemps exilée en Haute-Savoie, elle commence par enseigner le marketing et la vente avant de renouer avec sa passion de l’écriture, en devenant journaliste pendant quinze ans dans un magazine féminin régional sur les deux Savoie et Genève. De retour en Auvergne depuis 2010, elle partage son temps entre l’accompagnement d’enfants en situation de handicap, la pratique de la réflexologie et l’écriture.

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